d'habitude
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
d'habitude
Physikos
ce qui manque
ce que l’œil ne voit pas est en général plus réel que ce qu'il voit et cela dans tous les domaines même si nous avons fini par être là où nous le voulons avec la personne que nous aimons avec les choses pour lesquelles nous luttons nos yeux restent fixés sur un horizon là où nous voulons aller ensuite sur ce que nous voulons faire ensuite sur ce que nous voulons que celle que nous aimons fasse et soit ensuite
si nous arrêtons là où nous sommes au moment présent observant ce que nous voyons écoutant ce que nous entendons et oubliant tout le reste nous croyons mourir et notre esprit nous travaille tant que nous n'avons pas trouvé quelque chose de nouveau à faire nous cherchons toujours le moyen d'être ailleurs dans ce que nous imaginons être le futur ce qui manque est plus fort que ce qui est devant nos yeux
nous savons tous cela
note rapide
il y eut
un homme
qui influença le monde occidental
d'une manière unique
il a disparu
de nos pensées de nos idées et de nos théories
le monde qui fut le sien a disparu aussi
un monde féminin
un monde d'une incroyable beauté
profondeur et sagesse
un monde si proche
que nous avons oublié où nous pourrions
le retrouver
le nom de cet homme
est
Parménide
il était originaire
de Vélia
un chant et une route sont des choses très différentes mais dans le langage de l'ancienne poésie épique grecque le mot pour dire route et celui pour dire chant oimos et oimê sont presque les mêmes et ont la même racine le chant du poète était simplement
*
Autrefois
il y avait des truites de torrent dans les montagnes.
On pouvait les voir immobiles dressées dans le courant couleur d’ambre où les bordures blanches de leurs nageoires ondulaient doucement au fil de l’eau. Elles avaient un parfum de mousse quand on les prenait dans la main. Lisses et musclées et élastiques. Sur leur dos il y avait des dessins en pointillé qui étaient des cartes du monde en son devenir. Des cartes et des labyrinthes. D’une chose qu’on ne pourrait pas refaire. Ni réparer. Dans les vals profonds qu’elles habitaient toutes les choses étaient plus anciennes que l’homme et leur murmure était de mystère.
CMcC.LR
il y a
OUVERTURE
il a écrit
un poème
le père de la philosophie aurait dû être occupé
à beaucoup d'autres choses
plus importantes
mais
un poème
tous les personnages qu'il rencontre
dans son voyage
sont
des femmes
ou des jeunes filles
même les animaux sont femelles
une déesse
le voyage est mythique
avec
de la chance
vous tomberez
un jour
une impasse totale
vous arriverez à
un carrefour
à droite c'est
l'enfer
à gauche encore
l'enfer
et en vous retournant toujours
l'enfer
pas moyen d'y échapper
si
nous voulons grandir et devenir des hommes véritables
il faut regarder la mort avant de mourir et voir
ce qui se cache derrière
le décor
mais
le passé que nous sommes
DANS LES ANTRES DE LA SAGESSE