jeudi, octobre 31, 2019



le réel 
est 

ce qui est sans 
double 

il 
n'offre 

ni image 
ni relais 
ni réplique 
ni répit

donner raison 
au réel 

constitue le problème spécifique 
de la philosophie












si
un chêne
tombe dans la forêt 
et si 

personne ne l'entend tomber 
cela fait-il du bruit 

?




les objets
que nous voyons
ne sont pas en eux-mêmes
ce que nous voyons…

de sorte que

si

nous abandonnons
notre sujet ou la forme subjective
de nos sens

toutes les qualités
toutes les relations des objets
dans l'espace et le temps

voire le temps et l'espace eux-mêmes
disparaîtront





la définition du réel
est sans définition

ou du moins
sans autre définition
qu'

une redite 
de son propre fait 






























































il y a 

un jeu 
de divination des pensées 

une variante 
de ce jeu serait celle-ci 

je 
communique à A 
quelque chose 
dans 

un langage
que B ne comprend pas


devra deviner le sens de la 
communication










autre variante 

je rédige 
une phrase à la dérobée 
dont l'autre devra deviner les termes 
ou le sens



voici 
une troisième variante 


je rassemble 
un jeu de patience 

l'autre 
ne peut me voir 
mais de temps en temps devine 
mes pensées et les 
exprime

par exemple 
il dit 

où donc trouver ce morceau 



maintenant 
je sais comment cela s'agence 



je ne vois point 
ce qui peut convenir ici


le ciel est toujours 
la partie la plus difficile 


et ainsi de suite



pendant ce temps il n'est pas nécessaire 

que je me parle à moi-même

ni à haute voix

ni en silence

































l'avers des cubes porte

chiffres 

le revers porte

lettres 

de sorte qu'à chaque lettre est associé

son chiffre

















on peut envisager

un système de correspondances



mais

pour que le jeu soit possible

il faut qu'il manque

un cube 

ainsi

le vide structure le jeu 


*



c'est au lecteur 

de trouver le panorama 

qui rassemble les paysages 


épars 





























c’est à travers les connexions 

qui se nouent en elles 

que l’émotion née 

d’

un spectacle naturel 

peut se brancher avec liberté sur le réseau 

plastique 


poétique ou musical  


*











les limbes 

conservent aux choses du passé 

une force 

de résistance face au présent 


une sorte 

d'efficace pour l'avenir




*





une image poétique 

est 

une conscience de la chose

une veille enfouie dans la chose




la métaphore 

est 

un trope

un transport de la chose





un transport 

vers 

un ailleurs quelconque


*





mon esprit est ainsi fait 

qu’il est sans résistance devant ces agrégats 

de rencontre

ces précipités adhésifs 

que le choc 

d’

une image 

préférée condense autour d’elle 

anarchiquement

































citation 
du paragraphe 26 du livre premier
du Gai Savoir

que signifie vivre ?

VIVRE...

cela veut dire :

rejeter sans cesse loin de soi

quelque chose

qui tend à mourir 













connaître et vivre sont synonymes

je veux voir dans cette citation

l'idée forte que connaître

c'est

rejeter sans cesse loin de soi
quelque chose qui tend à mourir


la connaissance vise

au plus profond

à comprendre et à assimiler

le cœur qui bat au centre du cosmos

au centre de la vie

au centre du réel

puisque le Tout est cohérent

puisque le Tout et toutes ses parties

sont englobés

enrobés

intégrés et transcendés

par ce UN ultime

dont la logique de vie enveloppe

toutes les logiques de vie

alors celui qui connaît le moteur du UN

connaît le destin de toutes choses

de tout être



la connaissance vise donc

ce qui fait que tout tende à vivre

en plénitude

même


le caillou

ou

le nuage

ou

l'étoile




la connaissance est vivante

la vie est connaissance

le chemin de la connaissance

se confond avec le chemin de la vie

part en sens inverse du chemin de la mort




connaître 

c'est 

tourner le dos 

à la mort









































mercredi, octobre 30, 2019



30 octobre


la nuit tombe

comme

un bloc de pierre




une veine jaillie sur cette même pierre
































une écriture 
qui supporte l’infini

les crevasses qui s’étoilent comme le pollen

la lecture 
sans pitié des dieux

la lecture 
illettrée du désert

une écriture 
qui résiste à l’intempérie totale

une écriture 
qui puisse se lire jusque dans la mort













poésie verticale


une surprenante 
cristallisation verbale 

le langage 
réduit 
à 

une goutte de lumière 


*


même l’éternité 
n’est pas pour toujours 






























celui qui 
a des punaises

celui qui 
porte 

un soulier 
percé sous la pluie

celui qui 
veille le cadavre 
d’

un pain 
avec deux allumettes

celui qui 
se prend 
un doigt dans la porte









celui qui 
n’a pas d’anniversaires

celui qui
a perdu son ombre dans 
un incendie

celui qui 
ressemble à 
un perroquet

celui qui 
ressemble à un homme





le pauvre riche
le vrai miséreux

le pauvre pauvre !

































oies sauvages ailées
où se trouve le passage

dans les pays lointains
se trouve le passage

oies sauvages ailées
qui connaît le chemin ?




dans la destruction
nous chanterons notre Chanson
solaire


de l'éternité à l'éternité
nous te resterons fidèles


myriades après myriades
nous serons






























































un ruban blanc


vert
désir

solitude
à la recherche
d'amis


*

l'éternité
pour ainsi dire
de
l'amitié


montre le
neuf
seul


*






je devrais remercier
Zukofsky

une voix merveilleuse
Zukofsky


vers l'Arbre de Huc
Du Tartare
Sur lequel nous sommes de chaque feuille
la poésie



l'amour se délecte

le livre
des louanges



*

des eaux noires
nuages

réflexions

pour blanchir
la plaque

le calme noir

un ruban blanc

la voie lactée

colline
montagne de l'automne



le monde me cherche
pour ainsi
dire


































un rêve / un cabanon / un bruit sauvage 



garder
comme la trace 
d'

un rêve

l'image muette
d'

un cabanon
au milieu de la forêt
où la terre sourde habitée de silence
nous envelopperait encore quelques temps














le vent 
fit dans les arbres

un 
bruit sauvage

































un
coléoptère


un vert 
éclatant

une
touffe
de petites pâquerettes
coiffée de pourpre et sur lesquelles


un
solide chardon sans fleur
jetait

une
ombre 
légère et patiente









l'objet 
à étudier est considéré 
comme 

un système complexe 
c'est-à-dire qu'il est fonction 
d'

une multitude 
de paramètres et inclut 

des inerties
des non-linéarités
des rétroactions
des récursivités
des seuils
des jeux de fonctionnement
des influences mutuelles de variables
des effets retard 
des hystérésis
des émergences
de l'auto-organisation
etc 


il est 
en relation 
avec son milieu 
qui l'alimente en entrées
par ex énergie et commandes

et à qui il donne des sorties 
par ex. production et déchets








un vaste aqueduc
de pierre rose et surélevé
couvert
d'

une mousse
noire et brillante

une couche 
épaisse

un sentier
étroit

un souffle 
d'air

une végétation

un bout de chemin
perdu sous le
gazon

une sorte de jetée
ou
une digue
couleur d'encre
sur sa face obscure



































Tirer des flèches

Julie Gilbert



Prenant le contrepied des appels commerciaux qui nous inondent, l’auteure a voulu entrer dans l’univers intime d’inconnus en proposant sur son site ou à la billetterie de certains théâtres la possibilité de lui commander un poème. 


























Les textes écrits pour cette occasion sont une incursion poétique dans le quotidien d’un ou d’une destinataire dont elle ne connaît que le nom et le numéro de téléphone.

Au rythme des lieux, des atmosphères, des paysages et des expériences traversés par Julie Gilbert, une véritable série de “poèmes téléphoniques” s’est construite, dessinant une cartographie d’instants fugaces initialement voués à disparaître. 

Tirer des flèches rassemble ces textes, les mets en regard les uns des autres, et donne ainsi à relire et relier cette cartographie à la fois réelle et intime.

Héros-Limite






























au-dessus 
des 
étangs

au-dessus
des
vallées

des
montagnes

des
bois

des
nuages

des
mers









par delà
le soleil

par delà
les éthers

par delà
les confins
des sphères étoilées














mon
esprit
tu te meus avec
agilité

et
comme
un bon nageur
qui se pâme dans l'onde

tu
sillonnes
gaiement l'immensité
profonde

avec

une
indicible
et mâle volupté

envole-toi
bien loin de ces miasmes
morbides

va te purifier
dans
l'air supérieur

et
bois
comme
une pure et divine
liqueur

le feu clair
qui remplit les espaces
limpides

derrière
les ennuis
et les vastes chagrins

qui chargent
de leur poids l'existence
brumeuse

heureux
celui qui peut
d'une aile vigoureuse
s'élancer vers les champs lumineux
et sereins

celui
dont les pensées
comme des alouettes

vers
les cieux
le matin prennent
un libre essor

qui
plane
sur la vie
et comprend sans
effort

le
langage
des fleurs et des choses
muettes !





































mardi, octobre 29, 2019



surface = surface de la ligne en marche

au commencement

la masculine 
propriété de la secousse 
énergique

ensuite

la 
charnelle 
croissance de l’œuf 

ou encore

le 
fulgurant éclair

puis

la 
nuée pluvieuse

*






partout 
l'apaisement nocturne 
s'est accru

le ciel noir
encombré d'étoiles
s'illumine




































il faut marcher

entrer 
dans le vent

y aller

peu
importe
le nom des routes
ou
des chemins

et
ainsi














entendre

le sifflement de l'océan

ou
celui
de la forêt

ou
celui
de la prairie

ou
celui
des montagnes




et
alors

tout
semblera
si certain
































il faut repartir

mais où 

?

en rêve

?

en imagination

?


quelquefois je vois au ciel des plages

sans fin

couvertes de blanches nations

en joie







un grand vaisseau d'or au-dessus

de moi

agite ses pavillons multicolores

sous les brises du

matin





ces plages du ciel
sont un nouvel avatar
des bandes célestes que le poète
créait au temps du vertigineux voilage




entre
une question et une question

entre
un silence et un silence

le
murmure
de l'eau claire


la rivière
qui traverse le temps

sur
le passage extérieur



































une saillie

un nœud

un aveugle

un effet de la lumière

une séparation

un autre présent

une pesée de la lumière

une étendue sans séparation

un tel instant

une fois pour toutes

un espace

un point pas grand chose

un interstice au jour

un accent


































un champ / un arbre / une apocalypse tranquille



nous avons l'impression  
que si toutes les questions scientifiques possibles 
en venaient à recevoir leur réponse  

on n'aurait pas 
commencé à toucher au problème 
de la vie

bien sûr à ce moment là 
il n'y aurait pas 
de questions

et
ce serait justement 
cela la solution









avec le monde là devant lui

un champ

quelques arbres

un arbre

le jeu des vagues











ce qui est mystérieux 
ce n'est pas le comment du monde
c'est tout simplement qu'il soit



avec
K.W ET W

une apocalypse tranquille 
































un étroit ruban / une pelouse anglaise

la rivière lente
s'enfonce 

entre

des épaulements
de collines couvertes
de fougères et d'ajoncs



les 
versants des forêts 
jaunes

mordent
de plus en plus

sur le gris très gris
de la matinée
d'octobre










les arbres
dégagent un étroit ruban
de prairie

aussi net
qu'une pelouse anglaise



































AZUR

Azur
aussi sûr
haussé sur

Zukofsky

*







nom donné anciennement au lapis-lazuli
appelé aussi quelquefois
pierre d'azur

matière colorante d'un bleu très foncé fabriquée à partir d'un verre que l'on obtient par grillage de la smaltine ou de la cobaltine et que l'on réduit ensuite en poudre très fine pour la préparation de diverses substances

Azur en boules

préparation contenant de l'indigo dissous dans de l'acide sulfurique très concentré et précipité par la potasse  il sert aux blanchisseuses pour blanchir le linge jauni et lui donner plus d'éclat


Azur clair

céleste
lumineux 
profond 
l'azur des cieux  des mers
mer 
fleuve 
lac 
flots d'azur
des yeux d'azur

Grand délice 
que celui de noyer 
son regard dans l'immensité 
du ciel et de la mer! 

Solitude
silence
incomparable chasteté de l'azur! 

Une petite voile 
frissonnante à l'horizon 
et qui 
par 

sa petitesse
et son isolement 
imite mon irrémédiable existence
mélodie monotone 
de la houle 

toutes ces choses pensent par moi 
ou je pense par elles 

car 
dans la grandeur de la rêverie
le moi se perd 
vite! 



Symbole de l'idéal
de l'infini
de l'absolu
et de façon plus restreinte
de notions
telles que la sérénité
l'espoir
la pureté



En vain! 
L'Azur triomphe
et je l'entends qui chante 
Dans les cloches

Mon âme 
il se fait voix pour plus 
Nous faire peur avec sa victoire méchante
Et du métal vivant sort 
en bleus angélus! 

Il roule par la brume
ancien et traverse Ta native agonie 
ainsi qu'un glaive sûr 

Où fuir 
dans la révolte inutile et perverse? 

Je suis hanté. 
L'Azur! L'Azur! L'Azur! L'Azur! 































lundi, octobre 28, 2019



Les gestes rendaient les images sensibles

tout était appelé par son nom

avec le cynisme des chiens

dans une pompe obscène et impie

de jurements et de blasphèmes


CMDOT



une
pompe
obscène et
impie


*






une certaine voix de sinus
qu'on appelle voix dans le masque
donne au chanteur ou à la chanteuse
l'illusion d'un beau timbre
alors que cette sorte de procédé
vocal dénature le timbre réel
et peut provoquer un abaissement
intempestif du voile du palais




une certaine voix
un beau timbre
un abaissement intempestif






































dripping
words

gouttes
mots

off
hors

a
long
while

un
long
moment












the
first
snow

la
première
neige

out
off
where
blue

dehors
hors

bleus

eyes
yeux

the
cherry
tree's
petals

les
pétales
du
cerisier 




Ryokan' s scroll

le rouleau de Ryokan



























(le rouleau de Ryokan)


gouttes
mots

hors

un
long
moment

la
première
neige

dehors
hors

bleus










               yeux

               les
               pétales
               du
               cerisier





Des je (prononcé yeux)

[1937-1960]


Louis Zukofsky

Traduction
Benoît Turquety

Editions
Héros-Limite

































fragment

au-delà de toute fracture

de tout éclat

la patience de pure impatience

le peu à peu du soudainement


l'orage d'abord jette ses larges gouttes


































l'esprit s'inspire

le paysage s'éclaire

le pays de l'esprit existe


nulle raison nulle angoisse

l'esprit nomade


une finale
de vague vint s'assoupir



rien
que le tout mystère 

rien 
qu'un mystère qui ne se nomme pas

sans moment ni lieu










maintient-toi dans le mystère

lectrice



amour et mystère

la vision éblouissante 
































une poésie 

un laboratoire d’expérimentations rythmiques
un verset
une rupture
un blanc
une variation
un canons musical inversé
une sentence suspendue
une naïveté exposée
un premiers jet 
un néant à l’égard de l’infini
un tout à l’égard du néant
un milieu entre rien et tout
un secret impénétrable
une quête de sagesse
une multiplicité de diversités
un mélange d’éléments de nature diverse
un accident










c’est devant moi
devant vous

ce qui survient
inattendu


c’est là soudain
là malgré

c’est là
c’est là que ça 


































ici

j'écris des mots

ici les mots me pensent


de mon cerveau à ma main
de la main au clavier
du clavier à l'écran
de l'écran à mes yeux
de mes yeux au cerveau







et nous y retournons








une fois synchronisés
puis distribués sur vos écrans respectifs 
quelque soit votre lieu
maintenant
quand et où vous lisez cela 
ces mots vous pensent



de votre écran à vos yeux
de vos yeux à votre cerveau


ils viennent déranger 
l'agencement de votre environnement 
la respiration de votre mouvement



ils sont là maintenant  
multiples
ils existent avec vous


cette corneille  
sur un arbre à Beaufort le 28/10/2019 à 10 h 40

elle résonne 
de nouveau dans un autre lieu
dans un autre temps
juste au moment où vous avez lu 
corneille


notez le lieu
le jour et l'heure sur un morceau de papier 
où vous avez lu corneille


c'est votre talisman
c'est notre totem


nous le partageons tous maintenant

avec Karl


































Les notions que vous avez apprises du darwinisme, l’évolution et la lutte pour l’existence ne vous permettront pas de vous expliquer le sens de votre vie, ni ne vous donneront de ligne de conduite ; or, une vie menée sans savoir quel est son sens, et sans la conduite inébranlable qui en découle, est une bien misérable existence. Pensez-y. Je vous le dis, probablement à la veille de ma mort, parce que je vous aime. Tolstoï  à ses enfants

L’anthropologie darwinienne de la « lutte pour l’existence » prétend justifier un mode de vie où la poursuite individualiste de l’intérêt est la motivation essentielle de l’être humain. Mais il y a une autre conception de l’existence humaine, que suggère Tolstoï, selon laquelle l’évolution serait moins déterminée par une lutte pour l’appropriation des moyens d’existence que par l’aide et le soutien mutuels que les membres d’une même espèce s’apportent les uns aux autres. Cette thèse est celle soutenue par Pierre Kropotkine dans L’Entraide. Un facteur de l’évolution, paru en anglais sous le titre Mutual Aid, en 1902.



































les arbres

une corde tendue

un drap blanc

des épingles à linge

un projecteur portable



un siège dans la forêt et surtout

la forêt tout autour


la forêt est le lieu du confinement infini

de l'épaisseur sans frontières


c'est notre océan

le vent soulève les embruns

à la cime des feuilles en vagues irrégulières



nous écoutons

le bruit sourd du monde

au delà de la forêt



et puis  voilà

c'est le chant des hommes

qui s'élève


nous nous préparons à la danse des troncs

au rythme du bois

au bâton qui tremble dans le mouvement



les tambours s'élèvent



ils donnent le volume des profondeurs sylvestres


l'écho des feuilles est éblouissant

les mousses se souviendront de ce jour là

les ronces et le lierre déjà s'interrogent

quand ?



Karl

le drap dans la forêt

les carnets web de la grange




























cailloux

fragments cohérents
qui ne sont pas assez volumineux
pour être appelés blocs
et qui ont

une forme
plus ou moins arrondie


*
















une longue rue

avec de nombreux commerces

une kermesse d'école

un pin vénérable

un sanctuaire

un petit pain sucré au sel 




































La Saussaye

France

14 juillet 2018

Le journal du creux de la main

ici

































la
dureté
des cristaux
les facettes du verre taillé

mais aussi 

le
mouvement
rapide de la lumière

le temps

une combinaison 
du soleil et 
du gel 

un certain 
climat mental
de la poésie en général 









poésie

une inversion 
une contradiction du flux temporel 

le poème 
n’arrête pas le temps 
il le contredit et le transfigure 

le temps
s‘écoule autrement que dans l’histoire 
et dans ce que nous appelons la vie réelle


la poésie est 

connaissance
salut 
pouvoir abandon 

opération 
capable de changer le monde 

l’activité poétique 
est révolutionnaire par nature 



exercice spirituel
elle est 

une méthode
de libération intérieure

la poésie révèle ce monde  
elle en crée 
un autre

l’homme acquiert enfin 
la conscience d’être autre chose qu’
un pur passage 































dimanche, octobre 27, 2019



éloge de la véhémence

ardeur
chaleur
bouillonnement
feu
fougue
violence
impétuosité
emportement
flamme
exaltation
frénésie
vivacité
passion













élan
force
enthousiasme
pétulance
vigueur
virulence
animosité
action
furie
intensité
mouvements de l'âme
éloquence
énergie


Véhémence

force 
intense
impétueuse 
d'
un sentiment
d'
une idée 
ou de leur expression

Véhémence 

d'
un amour
d'
un désespoir
d'
un désir, 
d'
une indignation


véhémence 
d'
une attaque
d'
un propos

vivacité extrême
énergie passionnée qui anime
une personne

parler avec véhémence

































folie
zentzugabekeria

*


Éblouissant
le monde des livres

Ce texte n'a rien perdu de son acuité
valeurs actuelles



LE LIVRE-LABYRINTHE

les circonstances de la composition
la multiplicité des contenus
l’ivresse de la rhétorique


une polyphonie à cinq voix


































MŌRIAS ENKŌMION. ÉLOGE DE LA FOLIE

Lettre à Thomas More
Déclamation d’Érasme de Rotterdam

Exorde
Gloire aux anciens sophistes
Un discours improvisé
Définition du sujet
Comment distinguer le fou du sage ?
Le snobisme du grec
Qui était mon père
Le lieu de ma naissance
Mes compagnes
Mes pouvoirs
Je suis l’origine de la vie
Je rends la vie agréable













Les bébés et les vieillards
Mes métamorphoses et celles des autres
Je gouverne les dieux
La raison est impuissante
Les femmes
Les banquets
L’amitié
Le mariage
Je suis le ciment de la société
La vanité
La guerre
Les sages en politique
Les sages en société
Le peuple
Les dirigeants
Les sciences
Les apparences et la réalité
Le vrai sage est un fou
Je rends la vie humaine supportable
Les sciences sont mauvaises
Les savants sont fous
La science rend la condition humaine misérable
La folie, c’est le bonheur
Les fous des rois
Le bonheur des sots
La mauvaise et la bonne démence
Les diverses sortes de folie
Les chasseurs
Les bâtisseurs
Les alchimistes
Les joueurs
Les croyances miraculeuses
Les grands saints auxiliaires
Les indulgences
Les psaumes magiques
Les petits saints locaux
L’océan des superstitions
La vanité rend fou
Les nobles
Les artistes
Les vanités nationales
La Flatterie
Le bonheur de l’illusion
Je suis la seule protectrice de tous les hommes
Mon culte est universel
La folie des hommes vue de la Lune
Les maîtres d’école
Les gens de Lettres
Les poètes
Les orateurs
Les écrivains
Les jurisconsultes, dialecticiens et sophistes
Les philosophes
Les théologiens
Leur vanité
Leurs « questions »
Leurs écoles
Les apôtres ne connaissaient rien à la scolastique
Leurs condamnations
Leurs délires
Leur langue barbare
Les soi-disant religieux et moines
Leurs règles
Leurs pratiques
La rhétorique des prédicateurs
Les rois et les princes
Les courtisans
Les prélats
Les cardinaux
Les papes
La gabegie de la Curie romaine
Les papes guerriers
Les évêques allemands
La chaîne infinie des délégations
Mes adages préférés
L’autorité des grands auteurs païens
L’Ancien Testament
Les exégèses mensongères
L’ignorance des théologiens modernes
L’extermination des hérétiques
Le Nouveau Testament
Dieu aime les fous
La folie, circonstance atténuante
La religion chrétienne
Le délire dévôt
La règle de la vie pieuse
Je suis le souverain bien
L’extase mystique
Péroraison











Maxence Caron
Bloc-notes de septembre 2019

La Folie contre l’insensé



Remarquable et récente édition bilingue, aux Belles Lettres, de l’Éloge de la folie : un précieux et unique accès au véritable texte d’Érasme. Cette œuvre capitale ouvre ainsi la plénitude de son intelligence. La richesse de son titre frappe : laus stultitiæ, dont le sous-titre précise que ce n’est pas seulement « la folie qui parle », mais aussi Érasme. Il ne parle pas d’une folie qui fût insanité, mais de stultitia, de stupeur, d’innocence hébétée : non certes par le monde, que dénonce l’énergie de cette stupeur primordiale, mais par la profondeur même de la conscience capable de revenir à cet étonnement premier et qui, habitant ainsi le point haut de son mystère, décrit dès lors si magistralement le péché du monde. La liberté même de la conscience, la différence entre la conscience et le monde, est un sujet d’étonnement sacré : et au regard des immanentes normes du monde, la différence de l’esprit dans l’homme est une folie. Habiter cette dimension spirituelle, en faire le choix, revient donc à voir la liberté choisir de ne point déchoir : c’est la « folie » qui choisit la « folie ». Puisque les hommes sont insanes, il s’agit, en revenant à la source d’une inadaptation sacrée avec le monde bestialisé, de faire réussir la folie parmi l’insensé. Pour cela, il faut laisser parler la folie : qu’elle prononce de soi le bon discours, soit (en grec) l’eu-logos, l’eu-loge, l’éloge.

« Dieu a convaincu de folie la sagesse des hommes » et « la sagesse de Dieu est folie pour les nations », disent les Écritures : le prêtre Érasme le sait, qui dresse ainsi contre le monde et ses ronflantes pompes l’instance d’une folie théologale. Cette folie dénonciatrice des ahuris qui vont à la mort, c’est la folie des Prophètes bibliques que la foule persécute, la folie du Verbe que le péché crucifie. Contre l’insanité des réformateurs qui ne parviennent pas même à voir qu’il y a errance et aberration à vouloir réformer l’Éternité, contre l’ultravagance des « tolérants » qui se croient « avant-gardistes » lorsqu’ils agitent la mollesse des bas-fonds de l’opinion du monde, Érasme brandit la folie du Logos qui parle jusqu’à la Croix et dont la parole excède la causalité du monde. Cette folie propre à la Vérité et qui fait enrager le monde contre elle, c’est celle de la plus haute figure de sagesse, d’humanisme et de philosophie, celle du « fol en Christ », de saint François, le mendiant d’Assise, qui pour vêtir les pauvres se mit lui-même à nu et fut renié par son propre père. Le fol en Christ ne renverse pas l’ordre de la Vérité, il l’incarne, au point de porter la tension de la contradiction existant entre la Vérité et le monde, de porter la Croix, et jusque dans sa chair qui reçoit les Stigmates de la Passion.

La folie à qui Érasme remet son éloge est une folie relevant d’une réalité autonome et qui fait éloge de soi-même. Elle dit d’elle-même le bien qu’elle constitue, elle est pour soi Eu-Logos : « Éloge ». Confrontation entre le Logos de la Vérité et le monde, la folie à qui Érasme donne la parole est ainsi la Croix de l’Eu–Logos, la Croix que porte avec soi la Parole véritable, la Bonne Parole, l’Eu–angelium, tous synonymes de l’étymologique Eu-loge. Cet eulogique éloge de la Vérité est folie aux yeux de l’insensé dont le monde est le dieu. Il faut accepter d’être fou de cette folie sacrée, contre laquelle crache la meute mondiale, pour naître à la Vérité que l’on contient. L’autonomie de la folie qui est la Différence du Logos par rapport aux décisions du monde, cette folie est le contraire de la soumise indocilité des bourgeois-rebelles et autres dégénéreux tenanciers de « progrès » qui, de Luther à Woodstock en passant par l’écolo-panthéisme et les goulags végétariens, insultent par amour et condamnent par charité. L’éloge que fait de soi la folie est le contraire de la course de ces imbéciles à la digestion de leur être par l’immanence de l’ordre établi – établi par la nature, la politique, la culture ou la contre-culture. L’éloge de la folie appelle une révolte infiniment plus radicale que celle des séditieuses bedondaines qui crapouillotent deux slogans aux heures des congés ouvrables : cette révolte se nomme conversion, elle est un retour du regard à l’exigence que demandent non pas les limbes de l’ombilic mais les anormées raisons de l’Essentiel. Il y a si peu de fous dans cette quintessente folie… Tandis que d’insensés il y a superfétation qui, puisant au plus profond de leur interchangeabilité, courent les rues en s’imaginant avec fièvre et fierté qu’ils sont « fous », « spéciaux », « différents », « originaux » tout en jacassant leurs si mitoyennes et si quotidiennes unicités. Il faut beaucoup d’amour de la Vérité, beaucoup de philo-sophie pour accepter contre la pléthocratie des insensés la Croix de la Vérité et la folie de la Croix. À l’égard d’un monde si satisfait de la tristesse d’être aveugle, ceux qui ne se sont pas fait solitude pour l’amour de la sagesse vivent déjà dans l’enfer et hurlent « tu es folle » à l’insaisissable liberté de la sagesse qui vient de Dieu.

La folie sacrée raille les fous par son éloge même. Un pari vital est ici proposé à la conscience d’homme, dont celui de Pascal ne sera qu’un cas particulier : vaut-il mieux d’être fou avec les hommes plutôt que de l’être avec Dieu. Faut-il se fondre dans le croissant enfer présent ou accepter d’accueillir le Paradis qui est, qui était et qui vient. On notera que je ne fais pas usage du point d’interrogation.



Maxence Caron
































Dieu est 
dans son palais de cristal

je
veux dire qu'il pleut

Il pleut

les dernières fleurs 
que l'automne a maintenu 
obstinément sur leurs branches exsangues
se chargent de diamants

dans chaque diamant

un ciel 
un palais de cristal
un Dieu 






























regarde cette rose 

ARROSA

elle 
porte en elle 
une autre rose d'eau
et si nous la secouons
vois-tu



une nouvelle 
fleur brillante s'en détache




qui 
pense le plus profond

aime 
le plus vivant



Le désir de Dieu 
est inscrit dans le cœur de l’homme  
car l’homme est créé par Dieu
et pour Dieu 

Dieu
ne cesse d’attirer l’homme vers lui
et ce n’est qu’en Dieu que l’homme trouvera
la vérité et le bonheur 
qu’il ne cesse de chercher

De multiples manières
dans leur histoire 
et jusqu’à aujourd’hui
les hommes ont donné expression à leur quête de Dieu 
par leur croyances et leurs comportements religieux 
prières sacrifices cultes  méditations  etc. 

Malgré les ambiguïtés qu’elles peuvent comporter
ces formes d’expression sont si universelles 
que l’on peut appeler l’homme 

un être religieux

Mais ce 
rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu 
peut être oublié
méconnu et même rejeté explicitement 
par l’homme 

De telles attitudes 
peuvent avoir des origines très diverses 

la révolte contre le mal dans le monde
l’ignorance ou l’indifférence religieuses

les soucis 
du monde et des richesses 
Mt 13-22 

le mauvais exemple des croyants

les courants de pensée hostiles à la religion

et finalement 
cette attitude de l’homme pécheur qui 
de peur 

se cache devant Dieu  
Gn 3,8s

et fuit devant son appel 
Jon 1,3

Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu 
Ps 104,3

Si 
l’homme peut oublier ou 
refuser Dieu

Dieu
lui
ne cesse d’appeler tout homme 
à le chercher 
pour qu’il vive et trouve 
le bonheur

Mais 
cette quête 
exige de l’homme
tout l’effort de son intelligence

la rectitude de sa volonté

un cœur droit 
Ps 96 11

et aussi 
le témoignage des autres 
qui lui apprennent à chercher 
Dieu

































je ne suis pas moi

je suis celui

qui va à mes côtés sans le voir
que parfois je vais voir
et que parfois 
j’oublie





















celui
qui se tait serein
quand je parle

celui
qui doucement pardonne
quand je hais

celui
qui se promène où
je ne suis pas

celui
qui restera debout
après ma mort
































samedi, octobre 26, 2019






La Espiral



tout simplement

parce que j’aime la figure de la spirale

et son ouverture sur l’infini





loin devant

et aussi

loin en arrière




la spirale 

est 

une ligne
intelligente qui 
sait prendre tout son temps

elle 
revient sur elle-même 
mais 

ne coïncide 
jamais 
avec 
ce qui s’avère 

un point 
de non-retour

elle est 
le mouvement 
de la conscience qui 
modèle le 
devenir



















































voilà comment ça se passe 

blanc   
droite   
léger   
effacer 
terrasse   
gris foncé   
ombre effacer
répéter
encore oublier
dans l’autre sens   
blanc mur derrière   
lumière
loin encore
Ash blue ou bleu de Delft
plis
arche scène   
plus fin horizontal
chaise
c’est ici   
grand ponton
foudre
musique noire

gommer où ça va ?




seul sur scène
vent violent 
tache-montagne
brume blanc gris noir
gris pinceau
l’autre non
l’autre racheter demain
objectif perdu de vue   
trop dit
trop parlé     
appuyer vite fort cogner
bonne lumière quelque chose derrière   
le laisse là
appel fini encore
maintenant regarde
les autres dessins
reprendre plus rouge plus de contraste
là voilà
fini
date
fixer accrocher
encore un peu de noir





deux jours ou une demi-heure

on contient l’infini

inside infinite

remember not

sel noir

































Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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