dimanche, avril 10, 2016

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Panta Rei  tout coule
















Attirer l'attention 
sur quelque chose avec une insistance 
particulière




11


Pré-dire


symptôme  processus


le blanc de l'hiver


on va plus loin que la ligne

arrêtée un jour au bord du sol

je retrouve pour cela les notes




12


palimpseste chimie globalité


si tu parles

que ce soit peu  très peu

cache-toi dans le silence

comme 

tout précipité
ça levait des fumées

mouvement



elle écarte vers l'ouverture





13


la langue pour dire mais comment ?


adieu aux herbes


un encerclement 

musical où se croisent deux lumières



Aa  journal d'un poème


Mezza voce


pour éprouver en moi ce courant


sans attention à l'eau
mais seulement sa puissance



14


l'avenir 

s'enroule à la mémoire
pour indiquer le sens du perdu

ce besoin d'être du côté du vent


ce désir de faire partie de l'inconnu


comme on porte une parure



fais simplement ce que tu dois faire

et je ferai le reste


15


la porosité des frontières


logos et tohu et bohu 


logos dans l'espace littéral


avec lui 
toute une conversation


l'innocence 


alphabet ou simulacre



16



polyphonie

analogie récit étirement retrait bord sur bord
passé futur  les temps cousus

où je suis aujourd'hui

Héraclite n'a pas encore inventé l'être

dans les couleurs 

que tu juxtaposes sur ta poitrine

tu es 
dans l'admiration de sa bonne 
humeur

de sa patience et gentillesse




17


nuit du matin


grand vent


genèse dans la chaleur


oublions-nous 
tout à fait

immergeons-nous
dans la paix


18


Rimbaud

Nietzsche
Cézanne

et beaucoup d'autres morts




le paradoxe

l'asyndète
le grec ionien
le désordre
l'intuition de Bergson

la double rupture des extrêmes

et le sommeil sur la pierre

le petit livre des grâces


19


l'arc et la lyre


dans ta mémoire un arbre habite



le mot durcit


est-ce le vide ?


page blanche




20


page blanche


La Recherche du temps Perdu


Le Bateau Ivre


une multiplicité de masques



le motif c'est toujours embarquer


et le corps prend feu



21

le motif demeure

la lumière

l'abîme de ta miséricorde


Ainsi soit-il !




22

B, c'est bateau

B, c'est blanc

d'une façon finie mais aussi infinie




23

tout près d' Éphèse Claros

la forêt bouge

De ce corps tout s'exaltait en spasmes référentiels


des gestes à la lumière

donnez à votre enfant

l'intelligence de vos paroles





24

On ne se comprend plus soi-même

on est roulé dans la littérature

le temps comme à l'intérieur des paumes


25

dans le jour

tout le jour

déjà soir


de longues marches dans la neige


26


l'inconnu des bords extrêmes

je rêvais de points dans le soir

une violence de ce ciel et de ce vent

les ténèbres couvrent la terre


27

le désordre est la seule tactique du désordonné

avec oeil et oreille

aime les couleurs légères

la même réverbération

mémorielle répétitive


28

le dessous 
polyphonique des choses 
et des mots


n'obtient pas grand-chose

page blanche


29

îles immobilité

archipels arcs-en-ciel

le voyage d'hiver 



30

des fragments

battaient flèches

et nous cherchions des cibles

une page blanche


31


d'un oracle déchu

s'élève son histoire

le parcours

une ligne
sans détour


32


le silence est

catégorie de la parole

tissu réversible des saisons

on en revient à l'élaboration du souffle

l'impossible revers




33


l'énigme était réponse

autant qu'un pissenlit

multiplication

des centres de vulnérabilité




34

le très petit article

envisage le reste

imagine que tu réalises

respiration

les lèvres comme unique fragmentation



35


le sens n'est qu'un des éléments

de l'affaire des grands bois


la composition alchimique

des corps transmettra cette

IMAGE



36

un morceau de fenêtre

jour d'herbe


page blanche







37

grande fatigue

pourquoi déranger les poussières

la voix extrême de la lumière









38


le perdu actif

le rouge et le noir sous la neige

mezza voce   

page blanche







39


la lumière

dans la chambre des révélations


une musique s'éloigne

à présent des contours immédiats




40

égarement

par Islande fendue  par inspiration

page blanche



41

l'irréductible royaume


l'aigu traversait le bourdon

où la forêt est la plus sombre



42


Mais où était passé le désir

page blanche







43


mort du même en faim de l'autre


ils éprouvent un désespoir sexuel


elle ne savait pas



des propositions

des empreintes



une élaboration incisive

se retourne vers elle




44


choses à naître

l'infiniment mystérieux

le visible

l'obscur

le très loin


celui qui ne cesse d'élaborer le reflet

le regard se dédouble



45


Héraclite s'exilait dans son verbe

une lueur blanche traverse le souffle

elle effectue la ponctuation


miroir



46



c'était un soir

on voyait le grand livre

dans la forêt profonde

passait un papillon du Japon


il faut respirer

c'est ce qu'elle disait

alors que l'autre suffoquait






47



La beauté du monde

serait-ce tous ses noms qui

déploient le désordre ?



depuis longtemps déjà et sans cesse

pressentie

























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Il y a 
dans l'Internet un élément
ludique 















qui n'existe pas sous la même forme dans la lecture. Le simple geste de cliquer contient une part d'inattendu. Même si je me crois capable d'en prévoir le résultat, il peut toujours réserver une surprise, qui sait? Une autre cause hétérogène peut s'ajouter à la cause normale et déclencher une erreur, une panne ou une confusion. Mon attention est entretenue par cette attente - peut-être un espoir. Et si je clique pour la première fois sur ce lien, le fait que j'ignore complètement sur quoi il me dirige peut réveiller en moi quelque pulsion archaïque de savoir. Buées blanches sur le quai de l'Idve






































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Je couvre 
leur voix par mes pensées, 


















ça marche, ça marche, c’est ma spécialité, c’est mon nouveau sport, c’est délicat, je réduis le son de leurs mots, ça marche, je suis absorbé dans l’eau noire, je suis au fond, je suis à l’envers au fond de l’œil du monstre, c’est une découverte, je suis avalé dans les lentilles vert cru, je suis dans la vase, j’occupe le train en silence, intervention au sol, je suis dans l’œil du poisson, ça marche, je vois... Retour définitif et durable de l’être aimé, Olivier Cadiot, P.O.L., 2002. 









Les fictions s'emboîtent

prolifèrent par courtes strophes

vont de plus en plus vite


croisent le réel 
dans une alternance 
de couches successives 
qui finissent par créer une matière 

Beauté étrange

le livre ressemble 
à une machine bizarroïde 
avec fonction 
hypertexte




Photographie Bruce taj 


























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Exercice 
d'équilibre

Elle essaie de nager















cette angoisse 
de l'aube
qui ne l'a pas connue ?


parfois 
elle ne comprend pas 
ce qui se passe

elle a juste 
besoin d'une image

de savoir 
d'où elle vient




Vers l'intérieur du pays
l'élyme amené par le vent, ici, souffle,
des dessins de sable par-dessus
la fumée des chants de puits.

Une oreille retranchée écoute.

Strette 
&
autres poèmes









































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La lettre des lettres



















Les Français n’ont pas conscience de l’incroyable richesse qui gît dans leur langue, ils ne savent pas que la lettre la plus fréquente, la plus cachée, la plus oubliée, la plus mystique et fantasque, la seule qui soit capricieuse, la lettre qui marque le féminin avec bien plus de discrétion et d’efficacité que le (a), cette lettre savante, imprononçable et sans caractère, cette lettre indispensable à la respiration de la langue, typiquement française, cette lettre est la plus méconnue de toutes.

On peut comparer le (e) à l’aleph, l’aleph biblique, la lettre des lettres, la lettre par excellence, la lettre qui ne figure même pas dans le tétragramme bien qu’elle soit l’initiale de toutes. Les locuteurs d’une langue sont les moins aptes à percevoir ses richesses, et les français ignorent qu’ils ont un aleph invisible dans leur langue. Un grec, lui, peut s’en apercevoir, parce que sa langue maternelle n’a ni aleph ni (e).

La fonction du (e) est de représenter l'inaudible. S'il pouvait y avoir une pure musique, elle n'aurait pas d'autre contenu que cette lettre. Comme la musique désire parler mais en est incapable, elle se réfugie dans les creux, dans les blancs du discours. Quand nous chantons, nous ne parlons pas. Il y a place pour un autre genre de son. Nous l'écoutons passionnément. Une lettre muette désire parler, mais elle en est, par elle-même, incapable - puisqu'elle est muette! mais rien n'est perdu, car la musique parle pour elle. Armando Benjoz































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Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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