samedi, octobre 24, 2009

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Christian Dotremont










La passion de la trace :
une genèse du logogramme et du logoneige de
Christian Dotremont

par Emmanuelle Pelard




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Un lieu de grands rochers

la paroi de l'autre côté
plein silence
des mots

simple
d'herbes de fleurs
illisible
avant et après
.
L.A. photographie, été 2009
Je me souviens immobile
mais pas de nom pas de lieu
pour celui la
.
L.A. photographie, été 2009
je l'entends me dire
ne reste pas en pays plat !
°
L.A. photographie, Gran Paradiso 2009
je prends les illuminations et continue l'étude
et que personne n'aille dire que j'ai eu peur du silence
pin de la tourbière
toujours en lui même au milieu
des sapins
°
L.A. photographie, les Saisies, août 2009

Si tu veux connaître le pin, deviens le pin
.
Matsuo Bashô
L.A. photographie, les Saisies 2009

branches
racines
myrtilles
et tourbière

de tout


poésie j'ai grand besoin

°

L.A. photographie, la Grande Tourbière des Saisies, septembre 2009
1
J'ai commencé
par pousser tout droit
comme qui que ce soit.

2


Suivirent alors

un virage vers le sud
une inclinaison vers l'est
une poussée vers le nord
et un brusque tournant vers l'ouest.

3

Donc si vous m'approchez
attendez-vous à un brin de folie

il n'y a pas que des pins dans ma philosophie.

4

Oui, je dépasse la botanique
je suis un signe cosmologique.

5

Je suis idiomatique
je suis idiosyncrasique

je suis présocratique.

6

Peut-être même chinois, un peu

comme Li Po, Tou Fou
et M. Tchouang-tseu.

7

Je vis paisible
mais les vents me prennent pour cible

ma métaphysique est une danse
au coeur de l'existence.

8

Les branches de mon cerveau
vibrent au soleil et au vent

la forêt de mon esprit
est fécondée par la pluie

ma résine est ma raison.

9

Regardez sur le ciel
le pin fou, très réel.
°
Kenneth White
interprétations d'un pin tordu
de tout temps le rivage a été un lieu de révélation pour les poètes
( vieux texte celte, le dialogue des deux lettrés)

vendredi, octobre 23, 2009

Ici, maintenant et toujours

.

















Tout se passe comme s'il n'existait qu'un seul univers, le second se volatilisant dans les brumes d'une puérile féerie. Sous la trépidation des affaires, de l'activité lucrative, la porcelaine des rêves s'émiette. C'est littéralement l'affaire d'un instant. Le soir rassemble les débris de l'homme au travail. La nuit recolle les désirs que le balai des gestes mécanisés a poussés au rebut. Elle les rajuste tant bien que mal : dix à l'envers pour un à l'endroit, du côté de l'amour s'il en reste. A l'aube, le scénario se répétera, enrichi des fatigues de la veille. Jusqu'à ce que, jour et nuit confondus, le lit se replie sur un corps définitivement vaincu, ensevelissant dans son linceul une vie qui faillit tant de fois s'éveiller. C'est ce qu'ils appellent la " dure réalité des choses " ou, avec cynisme désopilant, la " condition humaine ".



Lire Raoul vaneigem, adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire, Seghers.
L.A. photographie, gare de Lyon, Paris, septembre 2009


















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le rocher est l'ossature, le pin est le muscle
°
L.A. photographie, sur la Montagne de Lure, septembre 2009



Mark Citret
Beaufort
Midi juste
un sentier de feuilles humides
et ce ciel
élan
poussée
ma respiration

L.A. photographies, octobre 2009


Dans son journal l'année du Tigre, Philippe Sollers note
le jeudi 23 juillet 1998
:
Beau temps.
Ciel pommelé s'effaçant peu à peu dans le bleu
.
Cantates 103, 104 et 105 de Bach, en hommage
au jardin sur l'eau.
Un moment de découragement ? De doute ?
Contrepoison immédiat : Bach.
°
Sollers est le " docteur subtil " pour temps difficiles


avec Pessoa , le ciel, les nuages et
la situation de passager
.
les choses belles de la vie
°
L.A. photographies, les Saisies 2009

Athènes, une tour des vents

Borée le vent du nord
Notos le vent du sud
Apeliotès le vent d'est
Zephyre le vent d'ouest
Kaikias le vent du nord-est
Euros le vent du sud-est
Lips le vent du sud-ouest
Skiron le vent du nord-ouest
.
L'excès de vent éteint la flamme, le vent modéré la nourrit

jeudi, octobre 22, 2009



L.A. photographies, Ciel de Beaufort, octobre 2009

Une journée, une simple journée, à la surface de la terre :

Avis de tempête : néant
situation générale du temps : le 20 mai à 00.00TU :
Régime de NW perturbé et orageux.

Prévision pour la journée du 20 mai
Zones : toutes.
Caractère général du temps : nuageux à très nuageux avec ondées orageuses.
Vent W à NW 10 à 20 noeuds avec rafales de 25 noeuds.
Etat de la mer : agitée à peu agitée.
Visibilité 4 à 8 noeuds.

Probabilités pour la nuit du 20 au 21 mai : sans grand changement.
Tendance générale ultérieure du temps : Temps perturbé suivi de mistral.
°
L'inconnu sur la terre

Ice Form




Ryuijie

je te tremblante
tu me séduis tu m'absorbes
je te dispute
je te risque je te grimpe
tu me frôles
je te nage
mais toi tu me tourbillonnes
tu m'effleures tu me cernes
tu me chair cuir peau et morsure
tu me slip noir
tu me ballerines rouges
et quand tu ne haut-talon pas mes sens
tu les crocodiles
tu les phoques tu les fascines
tu me couvres
je te découvre je t'invente
parfois tu te livres

L.A. photographie, centre Pompidou,
Paris septembre 2009

tu me lèvres humides
je te délivre je te délire
tu me délires et passionnes
je t'épaule je te vertèbres je te cheville
je te cils et pupilles
et si je n'omoplate pas avant mes poumons
même à distance tu m'aisselles
je te respire
jour et nuit je te respire
je te bouche
je te palais je te dents je te griffe
je te vulve je te paupières
je te haleine
je t'aine
je te sang je te cou
je te mollets je te certitude
je te joues et te veines
Jacqueline Risset
Petits éléments de physique amoureuse
.
On dit qu'écrire sert à mettre à distance ; à regarder de plus loin l'émotion. Certainement. Mais c'est aussi le contraire : écrire sert à vivre plus, à sentir de plus près ce qu'on vit - surtout quand l'émotion coïncide pour un temps, plus ou moins long, avec la vie même. Les poètes troubadours disent qu' " aimer " et " chanter " sont des verbes synonymes. Ils ont raison. L'un et l'autre se lèvent, à distance très rapprochée, comme un double vent, qui aère les choses, change le paysage. La vie, surtout quand elle est éclairée par une lumière nouvelle, dans le coeur, fuit très vite. On se jette sur son crayon : " reste, soleil, reste un instant de plus "- prière faite au papier ; l'astre, déjà, suit son cours. C'est une affaire d'instants.
J.R.
Infini /Gallimard
L.A. photographie, Paris, rue des Irlandais, septembre 2009

Sortons à présent, allons dans la ville,
avec toi, avec toi, trésor imperceptible ( Jacqueline risset )
L.A.photographie, roselend, octobre 2009

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Poésie

empreinte 
en creux ou en relief

coquille
ossement
piste de circulation
trace de pas
terrier
restes de végétaux


toute trace d'organisme 
ayant vécu au cours des temps 
géologiques

conservée 
dans les roches sédimentaires
.
FOSSILE

elle se dit Fossilifère





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Collectionne avec tes oreilles

les plus petits éléments
de physique et de chimie amoureuse
.
les minéraux
brosses et lavis de vue locales
café de jujube
cartes humoristiques et d'anniversaire
pluie rosée du couchant
nuage d'argile rouge
chagrin de Sarah au Sahara
cuir d'Ox' Irène
.
Et voici maintenant pour toi une pensée !
un petit chemin
qui monte en Zig Zag
sur une montagne.

Au Mont des Cinq Terrasses

.


7 è lune de l'an 1633, 28 è jour.
Départ de la capitale
pour une randonnée au Mont des Cinq Terrasses
.
Le 4 è jour du mois suivant, arrivée à la passe Sud;
longeant sur la gauche un torrent
je fais huit lis vers le Nord
il y a sur le torrent un pont de pierre dit des Dix Mille Ans
.
Le 5 è jour, j'entre par la Passe du Sud,
je sors par celle de l'Est et fais dix lis vers le Nord :
la route monte de plus en plus,
la montagne devient de plus en plus belle
.
Le 6 è jour, un vent furieux se lève,
figeant en glace toutes les eaux qui dégouttaient,
en continuant à monter, c'est
le Monastère de la Lampe
après quoi la route se fait plus raide. Dix
lis, et j'accède au sommet ultime de la Terrasse du Sud.
Je longe la chaîne occidentale vers le Nord-Ouest et à
quinze lis trouve la chaîne du Pavillon d'Or
.
Le 7 è jour, je fais dix lis vers le Nord-Ouest et passe
le Pont de la Conversion Salvatrice.



Avec Xu Xiake
fragments du journal d'une randonnée
au Mont des Cinq Terrasses.




























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le blog de Peter Foolen

mercredi, octobre 21, 2009

je te mains
je te sueur
je te langue
je te nuque
je te navigue
je t'ombre je te corps et te fantôme
je te rétine dans mon souffle
tu t'iris

je t'écris
tu me penses
°
Ghérasim Luca
Paralipomènes
José Corti
ici

Rolfe Horn
.
Matsuhima est une grande baie près de Sendai au Japon,
célèbre pour ses centaines d'îles recouvertes de pins.
°
Rolfe Horn
Shoji est une porte coulissante légère, recouverte de papier
.
La voie Lactée est le Fleuve céleste
.
Une feuille de Paulownia est une feuille solitaire
Je vole selon
selon quoi ?
je ne sais, c'est selon
peu m'importe
peu m'importe quoi ?
je ne sais, peu m'importe
l'arbre n'est pas à moi
et moi-même je ne suis pas moi
.
Je prends plaisir sur les chemins de montagne
tu me demandes pourquoi
parce que j'y prend plaisir, c'est ma réponse
la fraîcheur de la forêt, son ombre et sa lumière
appuient légèrement sur mes oreilles !
°
L.A. photographie, Beaufort, arbre, lac et feuilles , octobre 2009
j'ai salué Proxima en levant la main
Tout va venir et Tout va s'unir
Tout va parler
le matin s'égare sur le versant Est de la Grande Journée
sa brume est légère et
sa Voie flotte comme une fumée
la constellation du Serpent est coupée en deux morceaux
la Tête et la Queue du Serpent
je rêve que je te vois, c'est un bruit frais
Opie a une révolution sidérale de 225 jours
et une révolution synodique de 584 jours !

Je suis auprès de la rivière
auprès d'elle et auprès d'elle
tout simplement
.
La rivière est une réalité immédiate
°
L.A. photographie, Beaufort (le Doron), octobre 2009
Il n'est pas besoin d'être Joseph Conrad pour savoir qu'on connaît mieux la mer en y pilotant un bateau qu'en s'y noyant. Mais les hommes se laissent, à leur insu, couler à pic dans une matière qu'ils ne songent même plus à voir. Cramponnés à quelques concepts, à quelques dogmes vidés de sang - et de sens -, ils ne regardent le ciel et la terre que dans un vieux rétroviseur empoussiéré.
A.J. manifeste de la poésie vécue.
Rochervisage
ne serait-il pas la conscience de ma propre
tête réfléchissante ?
°
L.A. photographie, Beaufort, octobre 2009


le regard direct sur les choses coïncide toujours avec une visée,
un tir, un désir possible : il n'atteint pas forcément la cible,
mais suscite la tension de la pensée
.
L.A. photographies, Beaufort, octobre 2009


LE CONTACT AVEC LE RÉEL
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Le célèbre haïku de Bashô
:
Furu ike ya
kawazu tobikomu
misu no oto
.
Le vieil étang
une grenouille plonge
bruit d'eau
.
équivaut - face à l'étang - à l'intervalle très bref qui sépare la perception visuelle de la perception auditive dans la même ouverture au réel : Aucun jugement, aucun concept, aucun commentaire : rien qu'un contact fulgurant entre un Dedans et un Dehors - la trace immédiate de ce contact
.
Avec A. Jouffroy, manifeste de la poésie vécue

mardi, octobre 20, 2009

Shida Yaba
( 1663 - 1740)
.
J'avais balayé le jardin
Et puis voici qu'après, des camélias
Sont tombés
( Miyamori, 238.)


vision du jardin parsemé de pétales rouges et blancs

.

Kagami Shikô
( 1665 - 1731 )
.
Le batelier
A l'oreille dure,
Comment lui parler des fleurs de pêcher ?
( Kinze haiku shû, 525 ; Miyamori, 223.)
.
Anthologie de la poésie japonaise classique
Poésie / Gallimard
il cracha à terre
il mêla son souffle et sa salive à la poussière
.
Qu'est-ce qui, dans la poussière, est capable de voir la lumière ?
Connais-tu
la douceur de mon pas
sur le trèfle ?
Oui,
les boutons d'or
me l'on dit,
serre-moi contre toi,
au diable le reste,
et mes baisers
te redonneront la vie,
dans le péché
.

2964 / 229

Walking round the lochan

ce rocher gris posé sur les feuilles brûlées
et pourquoi le clair frappe -t-il le chemin ?
°
L.A. photographie, Beaufort autour du lac , octobre 2009
Dans le
dispositif
chevauchant

un ensemble de
terrains
recouvre

un autre
ensemble suivant
une surface

de glissement
peu
inclinée
.

Dans
un pli
déversé

les deux
flancs
du pli

sont inclinés
dans le même
sens

Fernando Pessoa l'écrivait

dans son journal en 1910
:
" La poésie est partout - dans le sol et dans la mer, sur le lac et la berge du fleuve. Elle est aussi dans la ville (...). Je vois de la poésie dans cette table, ce papier, cet encrier ; poésie dans le vacarme des voitures sur le pavé, dans le moindre geste trivial, ridicule d'un ouvrier qui repeint l'enseigne d'une boucherie sur le trottoir d'en face. "



Photographies Stéphane Renard, Vieux Pellafol, octobre 2009
°
Source du texte Alain Jouffroy , manifeste de la poésie vécue.

lundi, octobre 19, 2009

Un manifeste écrit au temps de la pseudo- "fin des manifestes" pour transgresser l'esprit du temps, coïncider avec l'espace réel, celui où la poésie, avant de s'écrire, est un défi du corps à toutes les formes de manipulation de la pensée. Le contact direct avec l'extérieur absolu - le satori comme praxis du regard -, la poésie vécue comme être-au-monde.
A.J.

Comme un novice

qui veut voir le Seigneur
et n'a accès qu'au prieur du couvent
ainsi je supplie qu'on me donne accès sur
l' heure
sans intermédiaires forcés, au présent
°
Andréi Voznessenski,
Incontrôlable,
1983
°
L.A. photographie, en Dévoluy, octobre 2009

Le poète

ne doit jamais omettre, par exemple, les noms des hommes, des femmes, ne jamais censurer les dates, les titres, les paroles apprises et entendues. Le champ de la poésie - son étendue, sa matière - s'étend à la totalité des vocables : noms propres, noms communs, chiffres et autres et cetera. Il s'agit d'un tout dispersé, à rassembler et à redisperser comme les fragments du grand corps de Pan, à relancer comme des dés dans les vagues. Les mots sont les cadeaux qu'on nous a faits. Il faut donc les dilapider. Cela permet de concentrer dans les choses telles qu'elles sont ce que partout l'on démembre : l'espace commun de la vie des hommes ...
°
Alain Jouffroy
Manifeste de la poésie vécue
L'infini/Gallimard

Hommage

René Desmaison
né le 14 avril 1930 est mort le 28 septembre 2007
.
En septembre 1961, accompagné d'André Berthrand et de Yves Pollet-Villard, il effectue la première ascension du pilier oriental du Pic de Bure. Présentée à l'époque comme " l'escalade la plus difficile des massifs calcaires des Alpes françaises ", elle reste aujourd'hui une entreprise sérieuse et emblématique du massif
.
Ses cendres ont été déposées le 28 octobre 2007 dans le cimetière de la chapelle appelée Mère-Église, dominant le village de Saint-Disdier, porte d'entrée du Dévoluy qu'il aimait tant
.

L.A. photographies, Mère- Église, octobre 2009
.

Le cycle de la matière interstellaire

La radioastronomie millimétrique est une branche relativement jeune de l'astronomie. Ce n'est que dans les années 1960 qu'il est devenu possible de construire des récepteurs assez sensibles pour capter les ondes millimétriques provenant de l'espace. Depuis cette technique d'observation est devenue un pilier de l'astronomie. La radioastronomie a été entre autre, la voie royale pour détecter et identifier les molécules interstellaires. Outre la découverte spectaculaire de l'eau dans l'espace, plus d'une centaine de molécules, dont plusieurs étaient inconnues sur la terre, ont été détectées dans le domaine millimétrique
.

C'est dans des nébuleuses comme celle de la fameuse Tête de Cheval que de nombreuses molécules ont pu être détectées
.
Tournant sur leurs axes, les molécules émettent dans les longueurs d'onde millimétriques, chacune d'elles à des fréquences caractéristiques
.
Les télescopes de l'IRAM opèrent à des longueurs d'onde de 3, 2, 1 et 0.8 millimètres, quatre fenêtres atmosphériques qui laissent passer la plupart des fréquences des molécules interstellaires
.
La transmission de ces fréquences dépend toutefois de la qualité d'eau présente dans l'atmosphère - c'est la raison pour laquelle les observations de l'IRAM ont été placés en altitude, dans un climat le plus sec et le plus stable possible, ici sur le Plateau de Bure à 2550 m
.
L.A. photographie, interféromètre du Plateau de Bure, octobre 2009
source internet pour la nébuleuse de la Tête de Cheval
Les étoiles les plus brillantes ont
un nom propre très souvent d'origine arabe
.
Hamal
Cor Coroli
Alderramin
Mira
Margarita
Albireo
Castor
Denebola
Rasalhague
Bellatrix
Mirphak
Algol
Alnath
Alcyone
Dubhe
Merak
Alioth
Mizar
Alcor
Polaris
Vindemiatrix


L'étoile la plus proche du système solaire est situé dans la constellation du Centaure à 4,3 années -lumière ; on l'appelle Proxima ; elle est très faible, invisible dans une paire de jumelles
.
Jean Bayer en 1603 publia un atlas du ciel où les étoiles les plus brillantes étaient désignées pour la première fois par des lettres de l'alphabet grec
.
En 1725, John Flamsteed utilisa une désignation numérique des étoiles ; classées dans chaque constellation par ordre d'ascension-droite croissante, les étoiles reçurent ainsi les nombres 1,2,3, etc... Les méthodes de Bayer et de Flamsteed sont aujourd'hui largement utilisées pour les étoiles visibles à l'oeil nu.
°
L.A. photographie, une des antennes de l'interféromètre
radiotélescope du plateau du Pic de Bure vers 2550 m
octobre 2009
L'écriture du ciel
les montagnes de la mer à l'envers
le souffle de l'espace
enflamme
le coeur mortel
.
L.A. photographie, au sommet du Pic de Bure
octobre 2009
La porte sans porte franchie
On chevauche l'univers
.
L.A. photographie, au sommet du Pic de Bure 2709 m
avec un chinois du XIII è siècle.

Face à la Bise



glacé, glacé, très glacé
un vent très glacé passe
et s'en va, toujours très glacé
je ne sais, moi, ce que je pense
ni ne cherche à le savoir
.
L.A. sur le plateau du Pic de Bure, face à la bise
avec le soutien de F. Pessoa

de ce qui absolument dure


Être mis en présence de ce qui absolument dure nous détache de ces nouvelles éphémères qui ordinairement nous rendent captifs. C'est étonnant comment, de marcher loin, longtemps, on en vient même à se demander comment on pouvait y trouver intérêt. La lente respiration des choses fait apparaître le halètement quotidien comme une agitation vaine, maladive. La première éternité qu'on rencontre est celle des pierres, du mouvement des plaines, des lignes d'horizon : tout cela résiste.


L.A. photographies, le plateau du Pic de Bure
octobre 2009, avec F. Gros.

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.
Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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