mardi, mai 12, 2026



tu as vu le nuage qui boit la montagne
 
il ne boit rien il répète seulement une ancienne vapeur



alors pourquoi cette ombre sous les sapins 

parce que le vert pense plus vite que nous


tu parles encore en travers

je marche de biais pour éviter les évidences


les évidences aiment qu’on les regarde droit dans les yeux

oui et c’est pour cela qu’elles deviennent aveugles













il y avait une cloche tout à l’heure

non le souvenir d’une cloche dans le métal de l’air



tu distingues des nuances inutiles

l’univers tient par nuances inutiles



le boulanger aussi tient par nuances

lui c’est la farine moi c’est le vacillement



tu compliques le matin

le matin se complique très bien sans moi



pourquoi écris-tu sur des tickets de caisse 

parce que les chiffres rêvent d’être des phrases



et les phrases 

elles rêvent d’être traversées par quelqu’un d’absent






tu regardes souvent la rivière sans parler

elle parle pour les objets fatigués



tu crois que les pierres ont une mémoire 

seulement quand personne ne les nomme



voilà encore ton mysticisme de poche

une poche est déjà un abîme cousu



il va pleuvoir

oui le ciel corrige ses brouillons



tu entends ce train 

j’entends surtout la distance qu’il déplace




nous devrions rentrer

rentrer où 

chez nous

Ah cette vieille hypothèse


























 Mutt and Jute


James Joyce 
ne fait pas dialoguer 
deux personnages au sens ordinaire

il fait entrer en collision des voix
des langues
des fragments d’histoire et de mémoire

tout y est instable
les mots glissent
se déforment
portent plusieurs sens à la fois

Mutt et Jute parlent
mais leur parole ressemble à un fleuve chargé d’échos
de jeux sonores
de réminiscences culturelles

on ne lit plus seulement des phrases
on écoute une matière verbale en mouvement















chez Joyce
le langage cesse d’être transparent
il devient monde

chaque mot semble contenir plusieurs couches
comme si l’écriture refusait de choisir entre sens et musique


Mutt et Jute représentent souvent deux principes opposés
le bas et le haut
le populaire et l’historique
la chute et l’élévation

mais ces oppositions ne restent jamais fixes
elles se mélangent
s’échangent

dans cette parole mouvante
l’identité elle même devient fluide

ce qui importe alors
ce n’est pas de comprendre entièrement
mais d' entrer dans le courant

accepter une lecture faite d’associations
de résonances
de surgissements imprévus


Mutt et Jute 

est presque une scène primitive 

du langage



un lieu où la parole
avant de devenir discours clair
reste encore proche du rêve
du bruit
du chant

comme si Joyce cherchait à atteindre
non la langue ordonnée

mais son état naissant

chaotique
fertile
inépuisable















j’ai franchi l’été 
comme une masse éclatée

la montagne
demeurait derrière mes pas




avec 

ses pierres chaudes
ses herbes brûlées
ses silences d’altitude



moi-même dispersé
dans la lumière trop vaste des jours
comme si la saison avait défait mes contours
pour me répandre dans le paysage
ne laissant de stable
que le souffle la marche
et cette fatigue claire
des longues traversées










la chaleur est présente 

le lieu reste vide l’air demeure tiède aucun corps n’occupe l’espace
la température persiste


le vide reçoit la chaleur la présence manque le calme se maintient
la chaleur continue la vacance demeure
















je marche 

réuni au feu dans le papier vague confondu 
avec l'air  la terre désamorcée








chaleur orpheline
chaleur sans demeure

errant d’un corps à l’autre d’une pierre au soir d’une main à la mémoire



feu vacant dans les chambres de l’air
tiédeur abandonnée aux murs blancs

présence qui cherche encore où reposer son feu




chaleur retirée du monde sensible
ardeur vide traversant les pièces

la douceur  porte quelque chose d’exilé



feu absent sous la peau des choses
chaleur sans destinataire

une survivance fragile dans l’air déjà traversé par l’absence



chaleur désaffectée
tiédeur métaphysique

un reste d’intensité demeuré dans les choses après le départ des croyances





chaleur sans centre
feu pâle dans l’espace désert

une basse température de l’âme et du monde ni ferveur ni froid véritable



chaleur séparée de toute présence
ardeur flottant dans un lieu inhabité

une persistance diffuse  un climat intérieur sans certitude


chaleur laissée vacante par le départ des corps
une chaleur qui ne réchauffe plus rien


où quelque chose continue d’émettre sans plus savoir vers quoi rayonner












chaleur abstraite 
dérivant dans le silence

feu immobile 
dans une architecture vide




















des soudains 
de soleil perforent la fenêtre

comme des éclats 
venus rompre la continuité grise du jour



dans ces percées brèves
tout semble momentanément plus vif plus proche

la poussière suspendue devient 
constellation

les objets reprennent 
une netteté silencieuse














la lumière 
en traversant la vitre ouvre dans la chambre
des passages d’or et 
de temps


























le soudain et l’attente 

le soudain est irruption 

ce qui surgit sans prévenir rompt 
le cours habituel des choses
impose une présence 
immédiate

il est 
éclair 
basculement
événement pur

le soudain ne prépare pas  

il frappe
il transforme
il ouvre une brèche dans la continuité du temps




l’attente est durée tendue












elle étire le temps
prépare l’attention

creuse 
un espace intérieur 
pour ce qui pourrait venir

l’attente est silence actif
disponibilité
veille

elle ne possède pas encore l’événement
mais elle en porte déjà 
la possibilité




entre le soudain et l’attente se joue 
une relation paradoxale  

le soudain paraît surgir de nulle part mais seule l’attente 
lui donne profondeur



sans attente
le soudain reste un choc 

sans soudain
l’attente se vide




l’existence 
oscille entre ces deux mouvements 

attendre ce que l’on ne peut prévoir et être transformé 
par ce qui arrive 
d’un coup























ni pair ni impair
un puissant désordre que rien ne semble épuiser

comme 

une matière 
en excès sur ses propres formes

débordant toutes les classifications 
tranquilles

toutes 
les symétries rassurantes


une obscure cohérence persiste

un rythme souterrain



dans cette profusion indocile le chaos lui-même
obéissait à une loi trop vaste
pour être immédiatement 
comprise













le pas d’une phrase veut deviner l’autre pas


comme si 

chaque mot avançait dans l’attente d’un écho cherchant 
moins à conclure qu’à poursuivre
un mouvement commencé 
ailleurs


l’écriture alors devient marche  suite d’approches 
et de reprises où le sens naît du rythme 
même par lequel une phrase 
appelle la suivante













Héros-Limite

poésie qui avance 
jusqu’au bord où les formes ordinaires 
cessent de tenir


éprouver 
ce qui 
résiste 
encore



figure tendue entre dépassement 
et disparition

portant en elle

la fatigue l’élan la fracture et dont la force véritable
vient peut-être de cette proximité constante
avec ce qui pourrait 
la défaire


















un point cardinal 
une couleur
un jour favorable


les éléments dispersés d’un rite intime une manière 
de s’orienter sans carte visible de reconnaître 
dans certains signes 

une 
secrète 
permission 
d’
avancer


le nord bleu des commencements lucides
l’ouest rouge des passages et des pertes
le vert du jeudi après la pluie



ou quelque autre alliance silencieuse 
dont le corps seul 
connaît la 
justesse










l’éveil est un saut hors du rêve mais le rêve continue quelque temps à vibrer derrière les yeux ouverts
comme une seconde réalité qui se retire sans disparaître tout à fait laissant dans l’air du matin des fragments d’images de voix et de lois étranges 



peut-être 
que vivre consiste justement à traverser 
sans cessecette frontière 
instable




























12345678910111213141516171819...


suite compacte
temps sans respiration


comme si 
les nombres voulaient 
avancer plus vite que les pauses humaines

une montée continue où chaque chiffre 
appelle le suivant
sans hésitation 
ni retour




dans cette progression nue apparaît déjà
la vertigineuse mécanique 
de l’infini


















Marion Oswald Ian Lily Erika Charlotte Caroline Ophélie


des prénoms comme des chambres entrouvertes
chacun portant une lumière particulière
une voix possible une saison secrète




lorsqu’ils se suivent ainsi ils composent moins une liste qu’une constellation discrète un cercle d’absences et de présences réunies quelques instants dans le simple passage des noms





















iris 
iris 
iris 
iris 
iris 
iris 
iris

comme un mot répété
jusqu’à devenir autre chose qu’un mot

une pulsation
une couleur mentale
le battement bleu-violet
d’une présence qui insiste



















fleur regard ouverture
cercle vivant autour de la lumière
et à force de revenir
le nom se détache du sens
pour entrer dans une sorte de transe douce
où le langage
ne désigne plus
mais rayonne





























les livres disparus
continuent de brûler
dans une bibliothèque invisible


leurs pages perdues
se tournent encore
dans la mémoire du monde
certains furent noyés
dans les fleuves de l’histoire
d’autres réduits en cendres
par la peur ou la ferveur
d’autres encore
simplement oubliés
sur une table dans une chambre
jusqu’à ce que le temps
efface leur titre même

mais il reste d’eux
des phrases sans origine


















des éclats de pensée
des métaphores orphelines
circulant de bouche en bouche
comme des braises survivantes
et parfois en ouvrant un livre intact
on croit sentir derrière les mots présents
la poussée silencieuse
de tous ceux qui manquent
comme si chaque texte écrit
portait l’ombre immense
des textes perdus





























rater


non seulement manquer la cible mais découvrir dans l’écart
une vérité que la réussite ignorait

comme si 

l’erreur ouvrait parfois un passage plus vivant
que l’accomplissement prévu
et qu’en tombant 
hors du tracé

on rencontrait enfin
ce qui ne pouvait être atteint autrement



rater mieux













avec plus de lucidité plus de précision dans l’écart
faire de l’échec non une chute répétée
mais une manière d’approcher 
autrement

comme si 

chaque tentative manquée retirait 
une illusion supplémentaire
et rapprochait lentement
d’un geste 

plus juste 
plus nu
plus nécessaire







l’
existence
est
une émotion vive

dans
le vide éclaté




une brève intensité 

traversant l’ouvert un tremblement conscient au milieu des dispersions comme si sentir même fugitivement suffisait déjà à faire apparaître un monde et que du fragment du manque du vertige naisse malgré tout 

une présence irréductible












sans rien dire
c’est comme ça qu’il faut entrer dans le jour


sans immédiatement le couvrir de paroles
laisser d’abord la lumière 
prendre place

les objets revenir lentement à eux-mêmes
et l’esprit rejoindre le monde
avant de vouloir 
l’expliquer



dans cette réserve calme
commence parfois la plus juste attention












sans rien toucher
devenir le silence du paysage


se tenir assez immobile pour que les choses cessent 
de nous considérer comme un passage
et nous accueillent dans leur 
durée lente



le vent les herbes la lumière continuent sans nous exclure
et l’on finit par disparaître doucement
dans l’équilibre du lieu
















j’ai ramassé des pierres

des pierres semi
précieuses


des pierres roses
des pierres vertes
des pierres noires

comme si 
chaque couleur retenait
une manière différente du temps
une lenteur minérale déposée dans la paume





je les garde 

moins pour leur valeur que pour leur silence compact
leur façon d’avoir traversé les âges 
sans rien 
perdre de leur obscur éclat












les pierres brillent ce matin sur mon bureau 
elles ne disent rien mais elles sentent 
la sauvagerie de la montagne



























dehors la pluie hier le soleil

comme si 

l’hiver devait fondre
comme s’il ne devait rester 
aucune trace de ce paysage

ni le gel dans les herbes
ni la blancheur des matins silencieux
ni cette lente retenue des choses sous le froid

tout demeure autrement

dans l’eau sombre des jours qui changent
dans la mémoire diffuse des saisons
où chaque disparition 
prépare



une nouvelle manière d’apparaître














non plus surgie de l’éclat
mais d’une transformation presque invisible
comme lorsque la lumière change imperceptiblement de direction
et que tout soudain
semble plus proche de son propre mystère

alors les formes demeurent les mêmes
mais leur présence 
s’approfondit




le monde sans annoncer sa métamorphose
commence à parler 
autrement



























disparate

comme les fragments d’un monde 
qui refusent encore 
de se rejoindre


objets
voix
souvenirs
gestes


juxtaposés 
sans centre apparent


une secrète attraction
circule entre eux
comme si 

le désaccord lui-même
cherchait déjà sa forme cachée









rester 
près des 
choses
les reconnaître 
avec exactitude
puis les faire 
éclater



non pour les détruire
mais pour libérer les forces qu’elles contiennent
les lignes secrètes
les résonances enfouies
tout ce qu’une apparence trop stable retenait encore
afin que du réel minutieusement observé
surgisse soudain

une intensité neuve



le monde sans changer de forme 

augmentait soudain son degré de présence 

les couleurs devenaient  plus franches 

les distances plus vibrantes 

le moindre geste était chargé d’une nécessité inconnue 



dans cette densité nouvelle quelque chose en moi s’éveillait

qui ne voulait  plus revenir 

à l’ancienne mesure













détritus
briques
planches
tessons de vaisselle
herbes folles

une carcasse de vélo mangée par la rouille

des journaux détrempés collés contre un mur
un terrain vague où le vent semble chez lui
des orties poussant entre les pierres fendues
une fenêtre sans vitre ouverte sur une pièce vide
des canettes ternies dans l’ombre des ronces
un grillage tordu envahi de liserons
la pluie retenue dans un pneu abandonné
des palettes noircies derrière un hangar
une poupée sans visage dans l’herbe haute
des morceaux de plastique pâlis par plusieurs étés
une odeur de poussière humide et de métal chaud
des clous rouillés dispersés dans la terre
un mur couvert de mousses et de graffiti effacés
des branches mortes mêlées à des fleurs sauvages
une bâche battue par le vent comme une voile inutile
des bouteilles cassées brillant au soleil du soir
une ancienne route lentement reprise par les plantes
















le désordre obstiné 
des choses laissées à elles-mêmes




leur lente dérive hors des formes prévues
comme si le monde dès qu’on cesse de le contraindre
retournait à une logique plus ancienne plus diffuse

où tout 
se mélange
se déplace 
s’accumule
et compose malgré nous
une étrange cohérence de poussière
de temps et d’oubli






ivresse de la poésie et du langage
quand les mots cessent d’être de simples outils
pour devenir souffle matière mouvement
et que la phrase emportée par son propre rythme
ouvre en nous une intensité difficile à contenir

comme si parler ou écrire
revenait soudain à traverser
une source vive de conscience et de feu






































le silence très bref qui précède l’apparition d’un mot

c’est peut être là
que le langage est le plus vrai


avant la forme
avant le choix
avant que le sens se fixe

il y a cette suspension presque invisible
où quelque chose cherche à naître

non encore pensé
mais déjà présent

un seuil minuscule

où le mot n’existe pas encore
et pourtant exerce déjà sa pression légère
sur la conscience













ce silence n’est pas vide
il est dense d’éventualités

des dizaines de mots possibles
puis un seul
s’avance

comme si le langage émergait d’une obscurité calme
où tout demeure encore mêlé

parfois
dans cet instant extrêmement bref
on sent presque la matière du sens
avant qu’elle ne se cristallise

une vibration sans contour



le mot ensuite apparaît
et immédiatement referme quelque chose

il éclaire
mais il réduit aussi

car nommer
c’est perdre l’indéfini

voilà pourquoi ce silence si bref
possède une qualité presque sacrée

il contient encore
la liberté du non dit

la totalité flottante
avant la séparation des formes


un espace intérieur
où la pensée
n’est pas encore devenue phrase

et où pourtant

tout commence déjà

à parler
















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. 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IA ici idéogrammatique IDLR IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. 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R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Vioulac Virgile Virgule visage VitaNova Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf wuwei ww. WWFDH www Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

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