Le plateau de l'Albatros examine le concept de géopoétique des points de vue scientifique, philosophique et littéraire, suit quelques itinéraires individuels (La Pérouse, Humboldt), salue l'oeuvre de quelques grands compagnons de route ( Cendras, Thoreau, Kazantzakis...) et déploie la première cartographie d'un (nouveau) monde, tout en situant ces idées et les pratiques de la géopoétique dans notre contexte socioculturel actuel, par rapport à d'autres notions qui se profilent en ce début de XXI siècle, telle qu'écologie ou postmodernité.http://www.geopoetique.net
un lieu où la terre apprend la liberté des ailes
plateau sans bord véritable
ouvert à tous les vents
où l'horizon
semble avoir renoncé
à toute clôture
l'albatros n'y niche peut-être jamais
son nom suffit
il donne à la pierre
une dimension océanique
là-haut
le ciel n'est plus au-dessus
il circule parmi les herbes
il glisse sur les dalles
il emporte les pensées
comme des plumes
le plateau de l'Albatros
est une géographie intérieure
on y monte
pour perdre le poids
des habitudes
on y demeure
jusqu'à ce que le regard
cesse de mesurer les distances
le vent devient alors
la seule architecture
le silence
la seule demeure
et l'on comprend soudain
que l'albatros n'est pas seulement un oiseau
il est la figure
d'une conscience assez vaste
pour faire de l'immensité
est une géographie intérieure
on y monte
pour perdre le poids
des habitudes
on y demeure
jusqu'à ce que le regard
cesse de mesurer les distances
le vent devient alors
la seule architecture
le silence
la seule demeure
et l'on comprend soudain
que l'albatros n'est pas seulement un oiseau
il est la figure
d'une conscience assez vaste
pour faire de l'immensité
son unique territoire
quelques fragments
le plateau de l'Albatros est une mer soulevée jusqu'au ciel
là où finit la montagne commence le vol
les pierres y portent la mémoire du vent
le plateau n'a pas de sommet il a une ouverture
l'albatros enseigne aux rochers la patience du ciel
les hauteurs ne sont pas faites pour dominer mais pour respirer
là où l'air devient paysage le cœur retrouve son altitude