AR
04051881
je compte quitter prochainement ...
pour aller
trafiquer dans l'inconnu
il y a
un grand lac à quelques journées
je vais tâcher d'y arriver
je vais acheter un cheval et m'en aller
portez-vous bien
vivez tranquillement
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
chaque écrivain est obligé de se faire sa langue comme chaque violoniste est obligé de se faire son son
et entre le son de tel violoniste médiocre et le son pour la même note de Thibaut il y a un infiniment petit qui est un monde
je ne veux pas dire que j’aime les écrivains originaux qui écrivent mal
la seule manière de défendre la langue c’est de l’attaquer mais oui madame Straus ! parce que son unité n’est faite que de contraires neutralisés d’une immobilité apparente qui cache une vie vertigineuse et perpétuelle
car on ne tient on ne fait bonne figure auprès des écrivains d’autrefois qu’à condition d’avoir cherché à écrire tout autrement
les rayons bleus
une source
une vapeur
une embarcation légère
Nature
un poème enfermé dans
une merveilleuse écriture secrète
en rêve
le dieu Mercure
l'énigme pourrait pourtant se dévoiler si nous y reconnaissions l'odyssée
de l'esprit qui sous un leurre magique
se cherchant lui-même
se fuit lui-même