bien ça
l’immensité intime
le ciel n’est pas plus vaste que ce qui s’ouvre sans quitter sa place
le monde approche
il n’y a plus de loin
bien ça
l’immensité intime
une pierre
le vent
assez d’espace pour que l’infini ait lieu
et tel
qu'un galet
connaît la rivière
sans jamais
l'avoir quittée
et tel
le vent
après le vent
demeure
le souffle
et tel
le jour
sur la montagne
la lumière
n'ajoute rien
et tel
le silence
plus ancien
que la parole
ce et tel possède une très grande puissance d'ouverture.
il ne décrit pas
il désigne
une conjonction suffit à remettre le monde en marche
une excellente entrée pour une poésie
de l'ellipse et de la présence
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire