un vide aura fait la soudure
non la matière
mais l'intervalle
le manque
a tenu
ce que le plein
séparait
une absence
plus résistante
que le métal
le blanc
rejoint
les deux bords
sans les toucher
ce qui était rompu
demeure
par ce qui n'était pas
matière sans destination
matière
qui ne va nulle part
elle demeure
dans son propre poids
sans promesse
sans issue
une avancée
immobile
matière insoutenable
non parce qu'elle écrase
mais parce qu'elle ne consent
à aucun ailleurs
elle est là
entière
comme une pierre
que rien
ne soulève
c'est peut-être
cette immobilité
qui finit
par porter
le regard
un pas et la route ira où j'ai été
elle ne me précède plus
elle se souvient
de la plante
du pied
la poussière
garde
un peu
de souffle
le chemin
ne conduit pas
il reprend
l'empreinte
déjà perdue
j'avance
dans ce qui
m'a quitté
et derrière moi
la route
commence
frein aussi a été le vent
non l'obstacle
mais la mesure
chaque rafale
reprenait
un peu
de l'élan
le pas
apprit
contre lui
sa justesse
le souffle
n'avançait plus
il tenait
et le vent
qui semblait refuser la route l'ouvrait par sa résistance
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire