tombeau blanchi à la chaux
avec les lignes du ciment
en relief
surface
pauvre et lumineuse
où le temps laisse malgré tout ses nervures
comme si la matière elle-même continuait
d’écrire après la disparition
dans cette blancheur rugueuse demeure une simplicité presque nue
quelque chose d’immobile et d’exposé
sous le ciel le vent les saisons
lentes
le rempart aux giroflées
pierre
ancienne
traversée d’une floraison légère où la rudesse du mur
laisse pourtant monter des couleurs
laisse pourtant monter des couleurs
et des parfums
comme si le temps au lieu d’effacer
avait ouvert dans les fissures
une place pour
une place pour
la douceur
les fleurs accrochées au bord du vide
donnaient au vieux rempart
une patience vivante
une patience vivante
et fragile
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