dans l'obscurité
je vis je rêvai des choses très dures
des formes sans visage
des passages
fermés
une pesanteur
lente traversant le sommeil
et pourtant
quelque chose persistait
une faible lueur au fond de la nuit intérieure
comme si même dans l’épreuve du rêve
demeurait la possibilité d’un retour
d’un réveil encore
intact
récit
de chaque
jour
tous les jours
langue
mise en mots
comme si la parole
ne faisait que déposer des formes provisoires
sur un flux plus ancien qu’elle
une matière vivante qui précède les phrases respire sous elles
et cherche sans cesse à devenir plus audible
qu’elle-même
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