dans la lumière
vive électrique le corps monte sans fatigue
vers
une intensité claire
où les muscles oublient leur poids
où les muscles oublient leur poids
la lumière ne réchauffe pas elle soulève
elle traverse les os comme une géométrie blanche
le corps devient plus léger que son ombre
plus attentif que sa propre force
dans cette clarté la nuit n’est plus une limite
mais une chambre où l’énergie
demeure éveillée
le mouvement se poursuit sans effort apparent
comme si la lumière elle-même
portait le sang
comme si chaque cellule
avait appris une autre
manière de gravir
le monde
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