la poésie est compulsive
elle revient insiste frappe à l’intérieur
comme une nécessité qui ne se discute pas
ni habitude ni choix mais poussée irrépressible
où les mots surgissent avant la volonté
et s’imposent comme une respiration plus profonde
dont on ne décide ni l’élan ni l’arrêt
la lune pâle des mers arctiques
posée comme un silence sur l’étendue gelée
éclaire sans chaleur des distances intactes
où l’eau la glace et le ciel
se confondent
la lumière presque absente
devient une veille plus qu’un éclat
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