sommeil dit paradoxal
où le corps repose tandis que l’esprit s’embrase
tissant des images plus vives que le jour
comme si l’abandon ouvrait une veille plus profonde
et que dans cette contradiction même
se révélait une autre manière d’être présent
dans la tranquillité trompeuse du dormir
les yeux bougent en tout sens
comme s'ils cherchaient à éviter ou à attraper
quelque chose
les yeux du rêveur et ceux du lecteur ne font pas le même métier
les uns reçoivent des images qui les traversent sans distance
les autres avancent déchiffrent recomposent
mais tous deux à leur manière
ouvrent un passage
où voir ne suffit plus
où il faut consentir
à être vu par ce qui apparaît
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