le vide étonnamment vivant
perturbe la perception amoureuse du corps vertical
la chute en soi
le désir cherche la forme mais trouve
l'abîme
chaque caresse est un rappel que l'être
est poreux
une membrane tendue au-dessus
d'un rien vibrant
l'éros n'est plus un pont
vers l'autre
mais
une ancre
qui lâche au centre du soi
nous ne tombons pas amoureux
nous tombons dans
l'amour
cet amour est l'essence
pure du vide
la géométrie de l'infusion
le corps vertical s'effondre en sa propre profondeur
ce que la main effleure n'est pas la peau
mais le bord d'un fragment dispersé d'éternité
l'infusion de ce vide vivant est une transmutation
l'alchimiste intérieur transforme la chair solide en un rêve éveillé
la seule perception amoureuse qui subsiste
est celle de notre propre vertige
face à l'insondable
se laisser une chance
confondre
le sujet et l'objet
l'intérieur et l'extérieur
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