je les laisse vivre leur vie
le monde des formes
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nous ne sommes sans doute pas faits pour penser pour percer la zone des approximations
le pays d’ombre et de brume où nous avons notre première demeure et notre habituelle résidence ne gagne pas à paraître au grand jour
si tel était le cas
on n’aurait pas le souffle court
le cœur battant lorsqu’on tâche à démêler ce qui se passe vraiment
ce qu’il y a eu
ce que l’on fut
on n’éprouverait pas tant de difficulté
à découvrir le terme
approprié
on ne buterait pas à chaque pas