la précieuse brûlure
d'aimer
et
la brise portante
de ce qui se dit à plusieurs
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
action du sage
transporter de l'eau et couper du bois
voilà le merveilleux Tao
cette ancienne phrase chinoise est
une subtile et habile façon de dire
qu'on ne doit pas seulement rechercher et maintenir
l'aperçu en méditation
mais aussi
dans les travaux et la vie du monde
tel est l'état ultime
cette vacuité au milieu des activités du corps
il n'est possible que par la connaissance
l'inoubliable prise de conscience et compréhension
qu'au sein de cette vacuité règne
le Tao
l'induction formelle est
un syllogisme
dont le moyen terme est l'énumération des espèces d'
un genre
le raisonnement n'est concluant que si
l'énumération est complète
ou exhaustive
autrement
c'est
un paralogisme
par énumération imparfaite
*
une autre couleur
la liste
peut être
large ou étroite
complète ou incomplète
régulière ou irrégulière
bordée
herminée
mélangée
mouchetée ...
la liste
figure au signalement du cheval
ainsi
une énumération agréable
proférant de chaque chose le nom
comme
un père
tu l’appelles mystérieusement
dans son principe
et selon que jadis
tu participes à la création
tu coopères à son existence
*
la topographie inconnue
des sens et des gestes
laisse pourtant affleurer
de nous
un autre corps
où bouillonnent
les flux de convection
du dedans au dehors
et dehors dedans
en perpétuel mouvement
en tous sens
entrent et sortent
en nous de nous
des jaillissements de mots
de sensations de percepts
d'émotions de désirs
de sexes ignorés
sur la peau et nos fentes
nous sommes alors
fissurés
mais vivants
la matière imaginée
de quelques phonèmes
dans le silence
un sel inconnu
sur mes lèvres
la langue
révèle les chemins
de ce qui craque en nous
qu’est-ce que je fous là
et elle
pourquoi elle
pourquoi tout ça