la dernière journée de février s'achève
s'attardant où il y a
de la neige
la lumière ralentit au bord des reflets
comme si le jour
refusait encore de se retirer
un frisson passe
sur la surface calme
et le soir apprend doucement
à descendre
là où la neige demeure
quelque chose du jour continue de respirer
notes du ravin
l’air y descend avant la lumière
Humidité persistante
mémoire froide des pierres
les voix deviennent inutiles
un filet d’eau
corrige le silence
mousses
écriture lente du temps
chaque pas demande accord
le ravin garde
ce que la hauteur oublie
branches mortes
architecture du passage
ombre plus ancienne que le jour
la chute n’est pas violence
mais orientation
ici le monde
se resserre pour durer
un oiseau traverse
preuve du haut
le regard apprend
la profondeur verticale
rien ne s’expose
tout persiste
le frais devient pensée
on sort du ravin avec moins de paroles et davantage de sol
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