montée d’ombre claire
entre pierres et herbes lentes
l’air y devient plus simple
lavé de plaine
presque neuf
on marche vers moins
et cela suffit
le souffle s’accorde
à la pente
le regard s’allège
là-haut
le frais ne refroidit pas
il réveille
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
la motivation est instable
la discipline est magnétique
l’une dépend du temps qu’il fait
du désir
l’autre attire jour après jour
comme une force
silencieuse
la motivation commence
la discipline continue
elle ne promet rien elle aligne
et peu à peu
le geste revient seul
retenu
par un centre invisible
notes du ravin
l’air y descend avant la lumière
Humidité persistante
mémoire froide des pierres
les voix deviennent inutiles
un filet d’eau
corrige le silence
mousses
écriture lente du temps
chaque pas demande accord
le ravin garde
ce que la hauteur oublie
branches mortes
architecture du passage
ombre plus ancienne que le jour
la chute n’est pas violence
mais orientation
ici le monde
se resserre pour durer
un oiseau traverse
preuve du haut
le regard apprend
la profondeur verticale
rien ne s’expose
tout persiste
le frais devient pensée
on sort du ravin avec moins de paroles et davantage de sol
la cloche est pleine de vent
avant même le son
elle contient
l’espace
le vide y attend
le choc léger qui fera naître le monde
quand elle parle ce n’est pas le métal mais l’air mis
en mouvement
ainsi
la cloche
ne garde rien
elle offre au vent
une forme
pour devenir voix