ils veulent être payés pour leur vertu
attendant une récompense ou
un au-delà clément
mais la véritable vertu est comme
le cercle
elle n'a d'autre but qu'elle-même
elle est votre propre Soi
et non un accessoire pour briller en société
que votre vertu soit
une soif insatiable
et non la recherche d'un salaire pour votre
bonne conduite
la vie est une source de plaisir
mais là où la tourbe vient boire
toutes les fontaines sont empoisonnées
Zarathoustra
exprime ici son dégoût pour la vulgarité des masses
qui salissent la pureté des sommets
par leur seule présence
la solitude est une nécessité
pour garder ses sens propres et son âme limpide
face au flot de la médiocrité
c'est le cri de solitude
d'un soleil qui ne peut que donner
je suis lumière ah ! si j'étais nuit
Zarathoustra
souffre de sa propre richesse
il n'éprouve pas le bonheur de celui qui reçoit
mais la soif atroce de celui qui distribue sans fin.
c'est la plainte métaphysique du créateur
condamné à brûler éternellement pour éclairer les autres
au risque de se consumer lui-même
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