il y a un oiseau
son chant vous arrête et vous fait rougir
quand on entend le chant de l'oiseau
il est évident que quelque chose s’ouvre en lui
de plus grand que son bec
mystère de l'expression
tout acte
de beauté est
un débordement de l'être
une force qui excède
ses propres instruments physiques
l'oiseau n'est plus seulement une créature biologique mais
le canal d'une puissance qui le dépasse
la transcendance de l'organe
le bec est l'outil la limite anatomique le fait physique
le chant lui appartient à une autre dimension
cette phrase nous enseigne que la source de la création ne réside pas
dans la matière qui la produit mais dans l'élan
qui la traverse
c'est la victoire de l'immatériel sur le mécanique
l'ouverture ontologique
ce quelque chose de plus grand évoque une brèche par laquelle l'absolu s'engouffre dans le particulier Le chant devient une clairière sonore un moment où l'individu cesse d'être une entité close pour devenir une ouverture sur le monde
l'attention à l'invisible
entendre ce chant avec cette conscience c'est pratiquer cette
attention sans mélange qui transforme
l'écoute en prière
on ne regarde plus l'oiseau
on perçoit le souffle universel qui l'habite et le dilate
une métaphysique de l'excédent
la preuve que dans chaque geste de vie
il y a plus que ce que
l'on voit
la vérité d'un être
se trouve toujours dans ce qui en lui
refuse d'être contenu par ses
propres limites
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