Les cavales qui m'emportent
m'ont mené là où me poussait l'élan de mon âme
Le précipice
enfin
est
une demeure
l'impétuosité
du mouvement à la finalité de la destination
La fatalité de l'élan
Les cavales suggèrent une force sauvage indomptable
qui n'obéit pas à la raison mais à
une nécessité intérieure
En affirmant que le précipice est une demeure je suggère
que l'aboutissement de nos passions les plus absolues
n'est pas forcément un port tranquille
mais souvent un point
de non-retour
Le repos dans la chute
Il y a une forme de sérénité tragique ici on ne subit plus la chute
on l'habite
C'est l'idée que l'âme, en allant au bout de son désir,
trouve sa place exacte, même si cette place
est périlleuse ou destructrice
Le mouvement s'arrête
là où l'être coïncide enfin avec son propre risque
C'est une vision de la liberté qui accepte son propre vertige
comme
une conclusion logique
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