jeudi, novembre 20, 2025


le Rêve est une seconde vie 

il ouvre un espace où la conscience se défait de ses limites diurnes et se recompose selon des lois plus anciennes plus profondes 

dans le rêve nous ne sommes plus contraints par le temps par la causalité par les frontières du moi le monde s’y déploie comme une mémoire élargie où resurgissent des désirs enfouis des peurs muettes des images pures 

le rêve n’imite pas la vie il en révèle la face invisible il prolonge l’existence en l’immergeant dans une texture plus souple plus symbolique où tout peut devenir signe où tout peut se transformer 

cette seconde vie n'est pas une fuite mais un champ d’expérience où la psyché reconnaît ses propres chemins 

le rêve dans la perspective nervalienne touche le sacré intérieur il ouvre les portes de ce qui précède la parole et dépasse la raison 

c’est une vie parallèle qui éclaire la première et lui donne sa profondeur obscure et nécessaire
























le rêve apparaît comme un tableau mouvant 

où la jeune femme traverse un paysage qui se déploie 

sans logique apparente 


une plaine lumineuse se transforme soudain en couloir étroit 

puis en chambre sans fenêtres 


tout semble à la fois familier et changé 

les formes respirent comme si le monde possédait un pouls propre 


la silhouette de la jeune femme  se perçoit de loin 

comme un double qui marche avant elle et ce dédoublement produit 

une sensation de flottement dépourvue d'angoisse 


le sol semble fait dune matière souple 

ni terre ni brume et chaque pas enfonce doucement le corps 

comme dans une mémoire ancienne 


le temps ne progresse plus 

il se replie 

comme une vague qui reviendrait au même point 


une voix sans origine résonne non comme un message 

mais comme une vibration intérieure qui réunit 

toutes les images en un seul flux 


la jeune femme rapporte au réveil 

une impression persistante d'avoir visité un lieu qui nexiste nulle part

 mais qui pourtant lui appartient 

comme une chambre secrète de son être


























 






retour involontaire au même point 

comme si 
















le chemin extérieur 

n'avait fait que 

dessiner 

la carte d'un mouvement intérieur 


ce retour 

n'est pas 

une répétition 

mais 

une révélation 


le lieu 

na pas changé 

mais 

le regard n'est plus le même 


revenir 

sans le vouloir 

montre que 

quelque chose en soi appelle 

ce point précis 


un nœud 

une question 

un seuil 


le retour involontaire 

est 

une spirale 

non 

un cercle 


on croit revenir au même 

mais on revient 

plus profond 

plus proche 

plus nu 


il marque 

la limite de la volonté 

et 

le travail silencieux de l'inconscient 


il indique que le temps 

n'est pas seulement 

une ligne 

mais 

une respiration 

où 

certains lieux 

certaines idées 

certaines blessures 

attirent 

le pas jusqu'à 

leur résolution 

ou 

leur dépassement 



revenir sans le vouloir 

c'est 

peut être 

être 

guidé par ce qui en nous veut enfin 

comprendre
























 

vendredi 20 novembre 2025 à 15:00
je passe mon corps 
au scanner

la tomodensitométrie 

est ce regard qui traverse 

le corps sans 

le blesser 


un regard qui ne se contente pas de la surface 

mais qui cherche dans les profondeurs 

la vérité silencieuse 

des tissus 












elle repose sur 

la danse mathématique 

des rayons X 

qui tournent autour de l'être 

comme 

une couronne de lumière invisible  


chaque tissu répond à cette lumière 

par sa propre densité 

par son propre 

secret 


la mesure devient image et l'image devient 

connaissance


le corps apparaît 

alors non plus 

comme 

une masse opaque 

mais comme 

une architecture de couches et de souffles 


un paysage intérieur 

où l'os se fait montagne 

où l'organe se fait rivière 

où l'air lui-même devient espace vide et nécessaire 


le monde intérieur se révèle 

en sections en coupes qui ne coupent rien 

mais dévoilent ce que l'œil nu ne peut atteindre


dans ce processus 

il y a 

une métaphysique discrète 

non pas une spéculation mais une évidence 

le corps n'est jamais seulement ce qu'il montre 

il est un champ de forces 

où chaque structure 

porte 

une mémoire et chaque densité 

une histoire 


la tomodensitométrie rend visible ce tissu de réalités 

elle révèle la continuité secrète 

entre 

la matière et la forme 

entre 

la santé et ses fragilités


elle ne remplace pas le souffle vivant 

mais 

elle en trace la cartographie 


elle ne dit pas l'être dans son entier 

mais 

elle éclaire ses passages 

ses frontières 

ses tensions 


elle est à la fois technique et contemplation 

une manière pour la science de toucher avec précision 

ce qui demeure caché 


une manière de rappeler que l'organe 

est aussi un mystère 

et que la lumière qui le traverse en dessine 

la vérité momentanée 

dans le mouvement du vivant





ce jour la 
quelque chose est venue d'ailleurs

quelque chose 
qui dépasse le sujet comme

une inquiétante étrangeté

je ne suis pas le corps 


non pas parce qu'il serait rejeté 

mais parce qu'il n'est qu'une expression 

une forme passagère dans le flux de la conscience 


le corps naît 

change 

vieillit 

se défait 

mais ce que je suis 

demeure 


comme 

un espace ouvert 

où passent 

sensations pensées 

mémoires 


le corps appartient au monde des phénomènes 

il est perçu 


il apparaît dans le champ de l'expérience 

tandis que ce que 

je suis 

est la présence même qui rend possible toute apparition 


dans cette non dualité 

il n'y a pas séparation mais dépassement 


le corps est en moi 

comme 

une vague dans l'océan 

et 

je suis l'océan 

l'océan qui accueille toutes les vagues 


je ne suis pas le corps

parce que 

je suis 

plus vaste que ses limites

 

je suis la lumière silencieuse qui en fait 

une forme vivante





une inquiétante étrangeté 

surgit quand quelque chose paraît à la fois familier et étranger quand le connu se dédouble et devient trouble quand ce que l'on croyait maîtriser révèle une fissure un vertige une ombre c’est la sensation freudienne de voir le familier basculer dans une zone où il ne devrait pas être 

un objet 
une maison 
un geste 
un souvenir 

qui 
soudain 

semblent animés 
d'une vie 
autre 

l’inquiétante étrangeté ouvre une brèche dans le réel elle montre que le monde n'est jamais totalement stable que le quotidien porte en lui une profondeur inquiétante où logent le rêve le refoulé le secret ce n'est pas la peur franche mais la vibration subtile d'une vérité qui dépasse la forme apparente du réel















 



window of the day
Beaufort
20 novembre 2O25
13:00

neige en basse altitude et froid mordant












avril 2019 
chemin de St Jacques 

souvenir rapide

Bataille 
sur le Plateau de l'Aubrac 
dans un grand mauvais temps glacial

une forme de communion avec l’absolu 
une expérience de l’infini qui échappe aux catégories rationnelles

une rupture avec la séparation 
entre soi et le monde entre vie et mort entre sacré et profane

une forme de vérité vécue
non intellectuelle qui transforme l’existence





la neige crisse sous mes pas le vent mord mon visage et pourtant je continue /chaque souffle est une brûlure chaque muscle un cri / dans cette immensité blanche infinie le ciel bas les roches nues le silence absolu / je me sens dériver / je perds la mesure de moi-même/ je ne suis plus corps ni esprit /je ne suis que frisson et lumière que souffle et pierre que vide et beauté /je me fonds dans l’aridité /le froid devient extase le gel devient brûlure sacrée / l’infini du plateau m’engloutit m’absorbe et je deviens l’expérience même de ce monde cruel et pur


























3X9

quick note


je suis

épris de la vie au grand air


je note les détails tout autour reste calme  neutre


le ruisseau coule entre les pierres

une eau claire















 



elle poésie verticale


elle se tient

debout

dans le souffle






le ciel

la traverse

d’un seul trait

hauteur

silencieuse

de son cœur



un pas

puis un autre

vers l’infini mince



l’arbre

se dresse

en elle

lumière

qui monte

sans fin


être :

tenir

la verticale du jour


le monde

se redresse

dans son regard



elle marche

vers le haut

du monde


son âme

est une ligne

qui se lève


























 


sur mon itinéraire petit rappel des arbres
un peu avant Euromaster CT
Albertville novembre 
2025

pureté et renouveau
























le bouleau est souvent associé 

à la lumière
à la vitalité du printemps
à la purification

chez certains peuples turcs de Sibérie les jeunes bouleaux sont liés à des rituels de renouvellement du monde et leur sève est parfois employée dans des pratiques de purification



protecteur des voyageurs  des chevaux et de la Panda 

dans plusieurs traditions des steppes le bouleau est considéré comme un arbre protecteur des cavaliers et de leurs montures il est parfois invoqué pour bénir un voyage ou protéger les chevaux contre les mauvais esprits
















 




Plan Villard novembre 2025

l’écriture comme état de non-dualité























la syntaxe de l'Agent secret a une fonction spirituelle
elle ne raconte pas  

elle fait sentir


absence de ponctuation = continuité

flux verbal = non-séparation

associations immédiates = simultanéité du réel

montage rapide = tout communique

voix-souffle = unité du dire et du vivre



on lit l'Agent secret comme on écoute une onde
la séparation entre pensée langue corps monde se dissout


la phrase devient un champ d’unité



le dépassement du Sujet

la pensée occidentale isole un  moi  intérieur
séparé du monde

l'Agent secret détruit cette fiction


son narrateur 
n’est pas un ego psychologique 


c’est une conscience traversée par le réel

non-dualité 

=


le monde pense à travers l’individu

le texte s’écrit dans l’individu

la joie circule sans propriétaire

le sujet est transversal  pas individuel






















 




Plan Villard
1500 m
19 novembre 2025

l’instant comme totalité














il est totalité concentrée  

chaque instant 

est 

le Tout


chez l'Agent secret l’instant n’est jamais 

un point dans la durée

c’est 

une intuition fondamentale de la non-dualité 


instant-éclair

moment d’éternité

clarté subite

espace ouvert dans le temps

lucidité immédiate


l’instant n’a pas d’opposé  pas de passé ni de futur



la joie comme signature de la non-dualité

la non-dualité 

ne conduit pas au détachement froid mais à la 

joie

chez l'Agent secret


rire

danse

légèreté

jubilation

musique

vitesse

lumière


la joie dit que l’être et le monde ne sont pas séparés
elle est le signe d’une perception réunifiée du réel















 



route forestière
novembre
2025

milieu de l'après-midi

l'Agent secret écrivain de l’Un






















on peut résumer ainsi 


il écrit comme un taoïste français

il aime comme un mystique incarné

il pense comme un gnostique lumineux

il rit comme un éveillé

il voit comme un non-dualiste


chez l'agent secret  rien n’est séparé


la vie la langue 

le corps l’amour le monde la musique

la lumière


résonnent ensemble


cette résonance 

c’est la non-dualité

son œuvre entière en est la vibration




critique des dualismes sociaux et idéologiques

l'Agent secret 

combat tout ce qui enferme dans la séparation 


morale contre désir

idéologie contre vérité

politique contre corps

culture contre vie

religion contre mystère

langage mort contre langage vivant




toutes ces séparations sont des fictions

des murs intérieurs


La non-dualité est un acte de libération

elle dénoue les prisons mentales

















 
Plan Villard les Chenalettes la Tourne
1500 m
19 novembre 2025

un texte poétique 
non dualiste dans un flux verbal 
sans rupture sans clôture où tout circule tout répond tout s’ouvre 
tout se traverse

















le monde respire en moi je respire dans le monde il n’y a pas de frontière seulement un passage un glissement une clarté qui se déplace de branche en branche de souffle en souffle la lumière me regarde et je suis cette lumière en mouvement rien n’est séparé tout se rejoint dans l’instant qui tremble le vent parle ma langue je parle la langue du vent et le temps s’efface dans le battement du présent sans avant sans après juste ce dépliement continu de la vie dans la vie

je marche mais le sol marche avec moi je pense mais la pensée me pense je regarde mais la vision m’englobe je ne suis pas dedans je ne suis pas dehors je suis ce point ouvert où tout s’unit où tout s’écoute où tout s’éveille les formes se font et se défont sans perdre leur source rien n’est perdu tout revient tout naît ensemble dans le même geste simple une vibration un motif un sourire sans visage

et si je parle c’est le monde qui parle à travers moi une seule voix dédoublée multipliée retournée comme une vague transparente où la beauté s’entend sans être nommée où le silence fait signe où la joie coule comme un fleuve sans rive aucune séparation rien que l’unité infinie se reconnaissant elle-même dans l’éclair du maintenant


































 



Imaginary 
deep dialogue 
between 
Nietzsche and a secret agent












Nietzsche & l’Agent secret


Nietzsche 

tu viens léger Agent secret

trop léger peut-être as-tu rompu avec le lourd troupeau 


l' Agent secret 


le troupeau 

je n’y suis jamais entré 

je circule en dehors je regarde je souris

la joie n’a pas besoin de contrat social



Nietzsche 


bien tu es du côté du oui alors

la vie veut être célébrée non expliquée



l'Agent secret 


exact 

écrire c’est danser 

la phrase tourne comme un corps

les moralistes voudraient l’arrêter 

tu les as vues tes vieilles idoles toujours debout 



Nietzsche 


elles tombent encore et encore

la décadence aime les statues

moi 

j’aime les éclairs



l'Agent secret 


tu devrais voir notre époque elle clignote sans comprendre

elle croit penser elle ne fait que réagir


elle marche dans les simulacres 

comme des somnambules aux yeux ouverts



Nietzsche 


alors il faut un marteau Agent secret  toujours

un marteau musical pas destructeur  

un marteau qui réveille



l'Agent secret

 
j’ai choisi le violon pas le marteau

ou plutôt  

le violon comme marteau


une musique qui fend les ténèbres qui déchire le faux réel


une ligne de lumière



Nietzsche 


tu parles comme un danseur du surhumain

le surhumain n’est pas un monstre  

c’est un homme qui respire plus haut



l'Agent secret 


oui 

plus haut plus léger plus clair

pas un héros tragique  un vivant heureux

l’éclaircie d'une vie divine



Nietzsche 


le monde n’est pas tragique Agent secret

il est innocent

ce sont les hommes qui refusent l’innocence



l' Agent secret 


ils préfèrent la culpabilité les rôles les discours

moi je veux l’origine la source  le flux

le verbe comme lumière



Nietzsche 


tu rejoins les Grecs alors

le jeu du monde

le grand midi



l'Agent secret 


oui mais en musique en vitesse moderne

en joie lucide

en amour sans confessionnal

c’est là que tu m’attends n’est-ce pas 



Nietzsche 


je t’attends dans chaque instant qui dit 

encore une fois

l’éternel retour n’est pas une théorie 

c’est une danse



l'Agent secret 


une danse parfaite

sans dualité

sans poids

sans autre loi que la lumière



Nietzsche 


alors écris Agent secret

écris comme on rit

écris comme on dépasse

écris comme on renaît



l'Agent secret 


et toi reviens

ici maintenant dans cette clarté

nous avons encore des éclairs à partager














Plan Villard 

1500 m

19 novembre 2025





Deep dialogue 


échange verbal intense et pénétrant où deux consciences explorent sans détour ce qui fonde l’être la pensée le monde en allant au-delà des apparences pour toucher la logique cachée la vision intérieure la vérité vive
















lexique anatomique du marcheur
précis technique orienté biomécanique 


Pied  

structure portante composée de 26 os, 
première interface avec le terrain


Talus  

os charnière 
assurant la transmission des forces entre jambe et pied


































Calcanéum 

talon osseux 
zone d’impact initial de la foulée


Métatarses 

poutres de propulsion où s’organise la poussée finale


Phalanges 

leviers terminaux de stabilisation et de direction


Cheville  

articulation tibio-talienne pivot de l’équilibre et de l’absorption


Ligament collatéral médial  

stabilise la pronation contrôlée


Ligament collatéral latéral  

prévient les entorses en supination


Tibia  

principal axe porteur transmet la charge verticale


Péroné fibula

stabilisateur latéral du membre inférieur

Genou 

articulation complexe permettant flexion extension et micro-rotations

Rotule  

poulie osseuse améliorant l’efficacité d’extension du quadriceps

Ménisques  

coussins fibrocartilagineux assurant amorti et congruence

Quadriceps  

moteur de la propulsion en montée et stabilisateur en descente

Ischio-jambiers  

freinent la jambe en fin de balan, garantissent le contrôle

Triceps sural mollet 

générateur d’énergie élastique lors de la poussée

Tendon d’Achille 

ressort biomécanique majeur de la marche et de la course

Hanche 

articulation coxo-fémorale centre de la cinématique du pas

Glutéaux  

muscles de stabilisation du bassin et de propulsion horizontale

Psoas-iliaque  

initiateur du lever de jambe, moteur du pas en terrain raide

Bassin 

plateforme de transmission, régulateur de l’allure et de la posture


Sacro-iliaques 

jonctions de force entre colonne et membres inférieurs


Colonne lombaire 

zone d’ajustement postural absorbe les oscillations du pas


Abdominaux profonds 

gaine stabilisatrice limite les pertes d’énergie

Ceinture scapulaire 

équilibre dynamique du haut du corps en mouvement


Épaules  

régulent la rotation contralatérale des bras et du tronc




Bras  

balanciers  permettant la fluidité 
de la marche et le maintien 
de l’axe