vendredi, octobre 03, 2025

une expérience intérieure


la montagne par sa grandeur et son immobilité agit comme un miroir 

elle reflète nos états intérieurs et nous ramène à l’essentiel

la marche méditative en automne peut alors devenir 


un exercice de lâcher-prise face au passage du temps 

comme les feuilles qui tombent

une invitation à l’humilité 

le corps qui fatigue le souffle qui rappelle ses limites

une ouverture à la gratitude 

pour la beauté éphémère offerte













la marche méditative consiste à avancer lentement, en pleine conscience de chaque pas de la respiration et du contact avec la terre En montagne ce geste prend une force particulière  chaque montée demande un effort conscient chaque descente invite au relâchement Le corps devient un instrument qui se règle sur le rythme de la nature On ne cherche pas à atteindre un sommet rapidement mais à savourer le chemin



l’automne en montagne se distingue par ses couleurs flamboyantes  les forêts se parent d’or de cuivre et de rouge profond La lumière, plus douce qu’en été filtre à travers les arbres et révèle des contrastes subtils entre les cimes enneigées et les vallées encore tièdes Le silence est ponctué par le vent le bruissement des feuilles ou parfois le cri d’un rapace C’est une saison qui invite au ralentissement et à l’introspection















le néologisme  biocosmopoétique  désigne  

une philosophie de l’unité vivante et cosmique exprimée par la poésie

c’est une invitation à concevoir la parole la pensée et la création non pas comme une activité humaine isolée mais comme une résonance entre la vie l’univers et le langage 

une telle approche s’inscrit dans une perspective à la fois existentielle écologique et spirituelle  

être c’est participer au poème cosmique

















la biocosmopoétique pourrait enfin être conçue comme une ontologie poétique

une manière d’être qui reconnaît que l’existence n’est pas seulement une donnée brute mais une mise en forme constante une co-création entre l’homme le vivant et le cosmos. 

dans ce sens écrire ou créer c’est participer au poème cosmique en cours




on peut aussi voir dans ce terme une critique implicite de la modernité, qui a séparé le vivant de l’univers la science de la poésie l’homme du monde naturel 

la biocosmopoétique réunit ce qui a été dissocié 


elle est bio parce qu’elle reconnaît la valeur et la vulnérabilité du vivant 

elle est cosmo parce qu’elle inscrit ce vivant dans l’immensité cosmique dans une appartenance plus large que la Terre seule 

elle est poétique parce que ce lien ne peut être seulement pensé en termes de rationalité ou de chiffres  il demande une parole sensible imaginale créatrice


c’est une écophilosophie qui se refuse à parler du monde comme d’un objet, mais qui le célèbre comme un poème



d’un point de vue philosophique ce néologisme affirme que l’homme n’est pas séparé du cosmos 

il est un vivant parmi les vivants un fragment de l’univers qui parle 

or la parole, loin d’être un simple outil technique est une manière de résonner avec l’ordre du monde

la biocosmopoétique serait donc une tentative d’habiter poétiquement la Terre et le Ciel de redonner à la parole une fonction cosmique 

non pas dominer, mais chanter l’unité du vivant et du tout