Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
mercredi, juin 25, 2025
l'essentiel de la motivation poétique
lucide
qui émet ou réfléchit la lumière
l’orchestre invisible
dans sa pâte de lumière
et d’obscurité
un roulement
une rumeur un peu marine
un peu comme si le sang du corps
remuait vers dehors
et se mêlait à l’air
dans
Cécile A. Holdban
Le Rêve de Dostoïevski,
Arfuyen
2025
un roulement
une rumeur un peu marine
un peu comme si ...
un cœur se serre
et fait vœu d’une rose aux pétales mobiles
dont le centre serait
notre feu absent
Le Rêve de Dostoïevski
Droguet
l’eau cabossée sauvage dévalante merveille
à son bouillon turbulent phosphoreux
sa tambouille ratatouille
chevelu parloir à tout faire et défaire
qui simultanément
divague
fauche
écorche
bronche
vague
désosse
chuinte
rince
happe
râpe
ponce
berce
caresse
prémédite
cet arrangement foisonnant se relit et le plaisir des jeux dans la langue ne faiblit pas on se laisse prendre au je et l’on reconnaît plus aisément aussi une dimension plus sombre du texte en suivant l’homme instable qui fuit le silence en retrouvant le modeste réel
petits arrangements avec les mots
un chemin ...
un moulin ....
une forge ...
des chiens
rouges
hurlent
clabaudent
cherchent qui dévorer
protester de manière malveillante
aboyer fort ou en dehors des voies mal à propos
en parlant d'autres animaux
un simple chemin
en inconnu devant soi
pas de pierre
rien à construire
rien à détruire
voilà
l’éclaircissement qu’apporte l’orage
l’air devient le temps
chemin qui tourne et joue…
glisse
entre les arbres
comme
un rire discret
s’échappe vers la lumière avant de disparaître dans l’ombre
le pas y invente un monde nouveau
le chemin danse
le regard le suit léger