lundi, juin 09, 2025


la philosophie féroce
la communauté philosophique
la pensée de midi
la vitesse des simulacres
la religion du poignard
la sagesse des abeilles

le recours aux forêts



































la pluie tombait 


et 

chaque goutte 

en s’écrasant sur toi 

se mettait 

à parler


chaque goutte 

disait  

c’est faux

















c’est faux sur ton épaule


c’est faux sur ton crâne


c’est faux sur le bout de ton nez


même sur tes doigts c’est faux

















et sur tes lunettes c’est faux c’est faux c’est faux


c’est c’est c’est faux


faux


faux


faux


 


je se suis ministre du travail


et j’ai été viré


Nom d’un animal Antoine Mouton Contre-allée

















l’amour

fait
 
un cercle

sur lui-même 
couronne 

la fin par le début
chiffre 
en
 
un seul point 

tout 
le bénéfice 
d’

une éternité





























de la sorte 
toute la longue 
durée 
des siècles 
est ramenée 
à la nouveauté 
d’




























un prodige merveilleux 





























le destin murmure à l'oreille du guerrier 

une tempête approche


le guerrier lui répond 

je suis la tempête






le moment présent est celui qu'indique le baromètre

quand
la pression
monte après les tempêtes
les vents seront 
clairs




























on ne va pas prendre 

un mot 

mais tout ce qu’ils ont en commun




on peut presque tout perdre 

on vit quand même 



l'intelligence tremble à l'approche de l'être nu































le destin 
des mots 
mène 
à 
des 
silences mouvants




























que mon poème soit comme l'aile du fou
puissante et claire dans son essor

portant le corps embrasé
vers la grande
lumière





John McCarthy

qui a participé à dégager le concept d'intelligence artificielle 
dit que le débat sur l'essence de l'intelligence artificielle 
va se situer sur trois fronts 

















l'intelligence artificielle est impossible 

Dreyfus


l'intelligence artificielle est immorale 

Weizenbaum


le concept d'intelligence artificielle est incohérent 

Searle







la poésie 

dit 

le chant nouveau 


dont la tonalité jusqu’alors introuvable 

a dépassé

le ventre 

des avenirs humainement 

déductibles




vers le nord une fois de plus
je vais et je viens je vais et je viens

feuilles rouges le long du canal
promenade paisible sous la pluie






















dans le livre 

Intelligence Artificielle
 
Stuart J. Russell et Peter Norvig 


définissent l'intelligence en termes d'agents intelligents

un  agent  est un artefact qui perçoit et agit dans un environnement. 

une fonction d'évaluation en définit 

ce qui compte comme réussite

pour l'agent


si un agent agit de manière à maximiser la valeur attendue d'une mesure de performance basée sur l'expérience passée et sur la connaissance alors il est intelligent
















les définitions comme celle-ci tentent de percevoir l'essence de l'intelligence mais ont l'inconvénient de ne pas essayer de correspondre au concept intuitif de pensée



par 

cette définition 

même

un thermostat 

une intelligence
















l’écrivain d’aujourd’hui refuse la littérature 

non pas au nom d’une autre réalité

mais au nom 

d’

un silence




le silence

capable tout à la fois d’abriter et de protéger comme 

d’enfermer

d’humilier 

d’exclure
















silence 

non le contraire du son 

mais

sa possibilité



l’aveu d’amour est 

en proportion inverse du 

silence 

plus je me tais 

plus j’aime



on retrouve ce même sentiment 

de carence lexicale 

dans les situations 

d’euphorie 

d’amour

d’extase

de victoire et d’accomplissement



je suis venu à penser 

que le but de la musique est de faire 

taire l’esprit 



devant les choses qui impressionnent 

ou vont avoir 

un caractère transcendant

nous avons 

le réflexe 

de nous taire




il n’y a 

pas 

de 

silence 


ce que nous entendons quand nous croyons 

entendre 

le silence

ce sont encore des sons