mardi, mai 27, 2025

au vent du matin....pour un ciel lointain


nous sommes méditatifs

pour un moment
de suspension
nécessaire
avant une
échéance
un rendez-vous


j'ai la vision 
d'une idée au moment collision où
je tombe dessus



champs
d'herbes desséché
ciel vide
coquilles
brisées





























le lecteur actif décante un corpus devenir certain

il fournit les phrases qui lui sont

nécessaires




























l’État 
c’est le plus froid de tous les monstres froids  
il ment froidement 
et voici 
le mensonge qui rampe de sa bouche  
moi
l’État
je suis le Peuple


c’est

un mensonge 

















ils étaient des créateurs 

ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent 

au-dessus des peuples

une foi et un amour  

ainsi 

ils servaient la vie

















ce sont des destructeurs 

ceux qui tendent des pièges au grand nombre 

et qui appellent cela

un État  

ils suspendent au-dessus d’eux 

un glaive et cent appétits.



partout où 

il y a encore du peuple 

il ne comprend pas l’État et il le déteste 

comme le mauvais œil et 

une dérogation 

aux coutumes et aux lois

















Ellébore

nom

et dans son propre hivernal interstice 

de tant d'espèces de plantes

son propre enraciné indice 

liées en énigmatiques

de beauté ou obscurité toujours en délire

similarités de racines

si légèrement se donner 

caressé 

rhizomes de poisons

en soi étendu en enthousiasme apaisé 

convergeant parfois oh calme 

Calme Ellébore  
















dans les rosalités les plus profondes

sont tes duplicités et tes corolles-caresses 

des dictionnaires

humbles comme les guéries folies en ces suites 

de chambres subrepticement épanouies et puis récupérées 

Ellébore







l’écriture notamment poétique marque et signifie en elle-même une forme de disparition  l’acte de mettre en mots la caducité du réel en laissant une trace de ce qui était là et qui ne l’est plus à présent de ce qui aurait pu être et qui n’est enfin que dans la parole écrite


















dans 
les moments 

trahi par les muscles amollis 
je me sens le plus incapable de bouger 
c’est alors que je me transporte au-dehors

















qui suis-je 
d’où viens 
où vais 
 
personne 
jamais  pour répondre

la seule chose certaine 
c’est le mouvement du monde 

il est vain de chercher 
une réponse à sa propre présence  

mieux vaut laisser en soi  
un peu d’ombre 







quand 
étendu 
emmailloté dans ma fatigue 
les membres rigides 
je suis tel un cadavre 
c’est alors que je suis le plus actif
le plus libre 

noué 
je suis dénoué