Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
mardi, mai 27, 2025
c’est
un mensonge
ils étaient des créateurs
ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent
au-dessus des peuples
une foi et un amour
ainsi
ils servaient la vie
ce sont des destructeurs
ceux qui tendent des pièges au grand nombre
et qui appellent cela
un État
ils suspendent au-dessus d’eux
un glaive et cent appétits.
partout où
il y a encore du peuple
il ne comprend pas l’État et il le déteste
comme le mauvais œil et
une dérogation
aux coutumes et aux lois
Ellébore
nom
et dans son propre hivernal interstice
de tant d'espèces de plantes
son propre enraciné indice
liées en énigmatiques
de beauté ou obscurité toujours en délire
similarités de racines
si légèrement se donner
caressé
rhizomes de poisons
en soi étendu en enthousiasme apaisé
convergeant parfois oh calme
Calme Ellébore
dans les rosalités les plus profondes
sont tes duplicités et tes corolles-caresses
des dictionnaires
humbles comme les guéries folies en ces suites
de chambres subrepticement épanouies et puis récupérées
Ellébore
l’écriture notamment poétique marque et signifie en elle-même une forme de disparition l’acte de mettre en mots la caducité du réel en laissant une trace de ce qui était là et qui ne l’est plus à présent de ce qui aurait pu être et qui n’est enfin que dans la parole écrite